ÉconomieEntreprisesIndustrie

Comment Chic des Plantes a déringardisé la tisane

2 min. de lecture
Bouillons Chic des Plantes

Lancée en 2015, la marque Chic des Plantes s’est donnée pour mission de remettre l’infusion au goût du jour, au moyen d’un sourcing exigeant et de recettes originales distribuées de manière sélective (220 points de distribution et de dégustation) et en ligne. «L’infusion, c’est pour tous», clament ses cofondatrices Corinne Lacoste et Laura Guillemin. Signe du succès, 1 tonne de matières premières a été commandée en 2017 et 2 tonnes ont été commandées pour 2018. 1 million de sachets devraient être fabriqués cette année. La start-up se donne pour objectif de doubler son chiffre d’affaires en 2018.

Pourquoi avez-vous souhaité dépoussiérer l’univers des infusions?

Corinne Lacoste- Le renouveau de la tisane est vraiment au cœur du projet de Chic des Plantes ! Que vous alliez au café du coin ou dans un bon, voire très bon restaurant, la carte des infusions proposées était et est encore dans la grande majorité des cas d’une tristesse absolue. Dans les rayons des grands magasins ou des épiceries bio, l’offre est/était aussi pas très désirable : les noms tels que jambes lourdes ou digestion légère n’ont jamais fait rêver personne ! L’idée était d’aller chercher des plantes d’une qualité rare, de les associer en mélanges savoureux (avec l’aide d’une chef et d’une experte du thé) et bienfaisants (avec l’aide d’un pharmacien), puis de les proposer en rayons d’épicerie, à la carte de restaurants, après un soin dans un spa, sur notre e-shop, etc.

Comment avez-vous vu évoluer la demande des consommateurs?

On a vite constaté avec Laura que nos produits plaisaient beaucoup aux clients, qui ont vite décrit nos infusions comme «jamais bues», de par les associations originales. Finalement, on s’est rendu compte qu’on créait une demande plutôt qu’on répondait à un besoin. C’est très vrai pour nos clients restaurateurs par exemple. Eux qui ne vendent presque pas d’infusions en temps normal découvrent le plaisir aussi de proposer à leurs clients des infusions savoureuses et bienfaisantes, étonnantes. Je discutais récemment avec un client restaurateur qui me disait que les gens aussi avaient envie de plus de naturel, se tournaient plus facilement vers les plantes et les infusions que vers le thé ou encore le café. Les consommateurs sont aussi très soucieux de notre démarche environnementale et green. Le Made in France est aussi un argument fort pour eux, d’actualité.

De quelle manière sensibilisez-vous vos clients à l’univers des plantes?

La sensibilisation est essentiellement autour du goût. Les gens sont étonnés vraiment de découvrir qu’une infusion, ça peut être super bon ! La démarche de découvrir ce qu’il y a dans le sachet vient après. Ils apprécient aussi beaucoup de « reconnaître » les parfums dans nos mélanges, qui sont sans aucun arôme ajouté. C’est vraiment notre credo aussi, du 100% naturel.

Comment sont distribués vos produits?

Vous pouvez trouver nos infusions sur notre e-shop mais aussi dans les rayons de la Grande Epicerie, bientôt du Printemps (en janvier), au Publicis Drugstore, aux Galeries Gourmandes. Chez de nombreux épiciers aussi à Paris et en Province. Nous sommes à la carte de plusieurs restaurants et à la table de chefs (chez Akrame, chez Thibaut Sombardier), à l’épicerie d’Anne Sophie Pic à Valence, dans les spas de palaces parisiens (Le Crillon, Shangri La, Le Meurice…) et aussi dans les bureaux de cabinets de conseils, de banques et de start-ups qui souhaitent varier leur offre de boissons chaudes.

2264 articles

A propos de l'auteur
Journaliste dans la presse professionnelle, j'édite Business & Marchés à titre personnel depuis 2007.
Articles
A lire également
Entreprises

Les secrets de Pique-Poule pour concilier street food et sourcing régional de qualité

Benjamin Baches a créé Pique-Poule, une rôtisserie fermière, dans le 9ème arrondissement de Paris. Un concept au sourcing résolument poussé, désormais aussi dans le 2ème arrondissement, rue Saint-Denis.
Entreprises

A Paris, cuisines française et japonaise se marient avec délicatesse au nouveau restaurant Shiro

A Saint-Germain des Prés, une parenthèse gourmande dans la vie culturelle avec le restaurant Shiro, aux influences franco-japonaises. Focus sur son lancement.
ÉconomieEntreprises

“Etre glacier, c'est exercer un métier difficile, exigeant, mais de passion”, rappelle David Wesmaël

A Lezennes (Nord) ou à Paris, David Wesmaël, meilleur ouvrier de France glacier et champion du monde de pâtisserie s’efforce de repenser l’expérience de la glace, avec La Glacerie Paris.

Recevez nos prochains articles par e-mail

Abonnez-vous à notre newsletter

1 commentaire

Réagissez par e-mail ou sur nos réseaux sociaux.