Claire Huang, Hélène Ding et Hélène Huang ont ouvert le restaurant Red Katz il y a deux ans à Paris. L’établissement propose une cuisine contemporaine associant les codes de l’hôtellerie et les techniques culinaires chinoises, complétée par une offre de cocktails.
Ouvert en septembre 2024 au cœur du Sentier, à Paris, le restaurant chinois Red Katz cultive un positionnement atypique. “Nous sommes trois filles d’immigrés. Nous assumons l’histoire de nos deux pays, en apportant de la richesse issue de ces deux cultures. Notre cuisine est à la fois chinoise et française”, expose Claire Huang, l’une des trois cofondatrices de l’établissement avec Hélène Ding et Hélène Huang.

Sur place, les matières sont léchées. Une salle éclairée à la lumière du jour débouche sur une cuisine semi-ouverte. “On se rapproche des codes de l’hôtellerie. On accueille nos clients comme à la maison. Il faut être dans l’hospitalité, pas dans le tout-digital”, poursuit Claire Huang, qui souligne qu’il manquait à Paris un restaurant chinois n’étant ni un boui-boui, ni un établissement rattaché à un palace. Claire Huang et ses deux associés possédaient déjà des restaurants à titre personnel, tandis que leurs parents étaient aussi dans la profession.
Une carte structurée autour du wok, des dim sum et de la rôtisserie
Depuis la fin mai 2026, Red Katz propose une nouvelle carte axée sur la cuisine chinoise contemporaine, structurée autour de trois domaines techniques spécifiques, les dim sum, le wok et la rôtisserie. Un canard laqué (120 euros) dont la préparation s’étend sur deux jours pour un service programmé en deux temps, fait office de fer de lance de la maison, aux côtés de recettes de poulet et de spécialités à base de produits de la mer, incluant le bar vapeur à la sauce soja ou du homard au gingembre.

En entrée, on se laisse tenter par les hakao crevettes (4 pièces, 14€): farce aux crevettes, porc et châtaigne d’eau enrobée d’une pâte de blé. Des bouchées très gourmandes, avec un mix sucré-épicé qui étonne, aux côtés de la douceur de la châtaigne d’eau, une plante aquatique. Une incroyable sauce relève les Wonton chicken (farce au poulet et queue d’ail enrobée d’une pâte de blé fine), punchy.


Côté plats, le Dong Po Rou (poitrine de porc braisée lentement dans une sauce réduite Hong Shao, accompagnée de brocolis croquants, 32€) intrigue par l’intermédiaire de la peau gélatineuse de la viande. Le porc est très tendre, facile à découper, mais la texture peut surprendre. En dessert, le Pear Nashi (16€) se compose d’une poire nashi confite avec son nid de crumble, enrobée d’une fine coque de chocolat blanc, crème infusée au thé jasmin. La poire dynamise ce dessert que l’on casse, derrière une coque vite relevée par les notes du crumble.
Un bar à cocktails avant l’ouverture d’un espace dédié en sous-sol
A l’entrée de Red Katz, un élégant comptoir trône en bonne place. Le Yuzu Mirage (tequila, Liqueur de Yuzu, citron frais, twist d’angostura, 16€) présente un nez doux et acidulé. En bouche, il est rond, fruité, foncièrement citronné et moelleux en finale. Le Mandarine impériale (baiju, Mandarine Napoleon, clémentine, citron, amaretto) est tendre au nez. Fin 2026, l’expérience devrait se prolonger au sous-sol, avec un bar à part entière, l’Opium 326, dans un espace entièrement redécoré. Red Katz compte au total vingt employés.
