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A travers le vin et le cognac, Régis Hardouin-Finez veut créer du lien

2 min de lecture
Régis Hardouin-Finez - Le Vin Partagé

Dans les événements vins et spiritueux, Régis Hardouin-Finez présente avec passion les produits et le savoir-faire des producteurs, en faisant partager sa connaissance du secteur. Depuis dix ans, à travers son entreprise Le Vin Partagé, basée à Paris, il organise des sessions de dégustation, des ateliers découverte, des séances de formation, représente des marques et distille ses conseils. Il fait également découvrir les subtilités du cognac. Il nous présente son activité.

Quelles animations organisez-vous autour du vin et des spiritueux ?

L’essence du Vin Partagé est d’allier la quintessence vin-produit, et d’aller relayer la passion de l’artisan. Mon métier est de créer du lien entre les gens. Pour créer une cohésion, je fais des ateliers sur-mesure : vins, spiritueux. L’idée est de proposer des expériences de dégustation sur-mesure, majoritairement en B2B. Je travaille notamment pour le joallier Van Cleef & Arpels, qui convie ses contacts à des regards croisés sur les vins et les gemmes. Récemment, Audi USA a invité ses concessionnaires aux 24 Heures du Mans, avec deux sessions de dégustation autour du vin. Je viens d’embaucher ma première salariée, en apprentissage.

Comment en êtes-vous arrivé à développer votre activité ?

Très tôt, j’ai toujours été passionné par le goût et la gastronomie. Je souhaitais parler du vin, mais je ne voulais pas faire de marketing ou de vente. J’ai fait un BTS technico-commercial vins et spiritueux, puis une école de commerce. J’ai travaillé pendant deux ans comme chef de secteur dans l’industrie agroalimentaire. Ma deuxième expérience professionnelle ne se déroule pas très bien. Je prends une claque énorme, à l’âge de 29 ans. Je réussis ensuite à travailler pour une compagnie américaine de croisières  cinq étoiles, en tant que sommelier. J’apprends à prendre du recul sur le côté très sérieux des vins et spiritueux, ce qui va être déterminant dans ma carrière. J’apprends à devenir un vrai maître de cérémonie, à réaliser un service rapidement, et à travailler dans un environnement multiculturel.

Ensuite, vous avez approché l’univers de l’événementiel…

Lorsque je suis rentré en France, j’ai travaillé pendant un an pour un caviste (+35% de chiffre d’affaires en un an dans ma boutique, à Paris). J’ai rencontré quelqu’un qui venait faire des animations commerciales à la boutique. J’ai donc commencé dans l’événementiel. Cela m’a permis d’avoir une formation accélérée. J’ai lancé mon entreprise, Le Vin Partagé, en 2008.

Pourquoi développez-vous de nombreux ateliers autour du cognac ?

Je suis Cognac educator depuis 2012. J’ai eu un coup de foudre pour le Cognac en 2011 lors d’une session du Summit, une semaine d’étude, à Cognac. J’ai, dès lors, eu l’envie de faire découvrir ce produit essentiellement connu à l’international (98% des volumes sont exportés). Il m’a fallu trois à quatre ans pour commencer à développer réellement ce segment en France. Il y a quatre ans, le Bureau national interprofessionnel du cognac a commencé à faire appel à moi. Je souhaite être reconnu pour mon expertise et ma passion de ce spiritueux.

De quelle manière souhaitez-vous développer votre activité ?

J’ai créé une deuxième entité, dédiée à la vente de vins et spiritueux. Nous vendons directement aux particuliers, avertis et curieux, puis prochainement aux professionnels. Je veux être le relais, l’écho des artisans. A terme, l’idée d’un lieu dédiée à la transmission est séduisante.

L’abus d’alcool est dangereux pour la santé. A consommer avec modération.

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A propos de l'auteur
Journaliste dans la presse professionnelle, j'édite Business & Marchés à titre personnel depuis 2007.
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