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Start-up : le Barteleur joue la carte des cocktails embouteillés

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Cocktails embouteillés Le Barteleur

Proposer des cocktails embouteillés aux amateurs avertis et aux professionnels de la restauration, telle est l’ambition de la start-up parisienne Le Barteleur.

Prêts à servir et prêts à boire, les cocktails du Barteleur souhaitent coller aux attentes des établissements qui, malgré le fait qu’ils ne peuvent disposer de barmans à demeure, souhaitent proposer une carte qualitative et maîtriser leurs coûts. Une approche B2B qui n’avait pas initialement été envisagée au démarrage – avec sa première gamme courte, la start-up parisienne visait initialement le circuit cavistes.

“Il y a beaucoup d’endroits sans barmans. Il y a aussi l’événementiel, où la demande pour servir des cocktails est toujours plus forte. On peut faire une dizaine de verres. En restaurant, cela évite de la préparation, faire des essais… Ils maîtrisent leur marge à 100%. Les bars à cocktails ne nous voient pas comme des concurrents. Tout le monde ne peut pas se déplacer dans les bars, ou n’a pas les moyens”, indique Nicolas Varnier, cofondateur de l’entreprise créée en avril 2019.

Trois recettes

Responsable marketing dans les spiritueux depuis une quinzaine d’années (MHD, Rémy Cointreau, Louis Roederer), Nicolas Varnier a ensuite accompagné Ugo Jobin dans la restructuration de son entreprise alliant consulting, formation et prestations cocktails. “Il manquait une offre de cocktails premium prêts-à-boire. Aux Etats-Unis, le marché ready to drink est énorme, notamment en entrée de gamme. Au vu de l’explosion du marché des bars à cocktails, il y avait une carte à jouer”, expose-t-il. Son associé, Philippe Di Méo, a travaillé dans la conception et le design dans les secteurs de l’alcool, de la restauration et de la parfumerie.

Les deux hommes ont démarché Guillaume Ferroni, un producteur de spiritueux issu de l’univers du bar, installé en Provence. Trois cocktails embouteillés ont alors été créés : un Negroni, “frais et épicé”, un Manhattan, “fruité et boisé”, ainsi qu’un Hanky Panky, “épicé et fruité”. Ce dernier est “un vrai cocktail de barmans, amer, inventé en 1930 à Londres”, précise Nicolas Varnier. Côté marketing, le bateleur, qui orne la première carte du tarot de Marseille, est devenu le Barteleur, le barman de la marque, qui axe sa communication sur les saveurs plutôt que sur la technique.

Un développement à asseoir

Les cocktails du Barteleur sont embouteillés en verre, au format 70 cl. Une version 10 cl a été conçue à destination de l’hôtellerie. Une campagne de financement participatif a été lancée en juin pour accélérer le développement de la marque, notamment présente en épiceries fines (parmi lesquelles la Grande épicerie du Bon Marché).

Les cocktails classiques du Barteleur se dégustent doucement, ce qui permet de gérer la dilution dans le verre naturellement, précise Nicolas Varnier, qui souhaite faire davantage rayonner ce nouveau mode de consommation, dont certains bars à cocktails se sont emparés à l’occasion de leur fermeture temporaire au printemps.

L’abus d’alcool est dangereux pour la santé. A consommer avec modération.

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A propos de l'auteur
Journaliste dans la presse professionnelle, j'édite Business & Marchés à titre personnel depuis 2007.
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