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«Le mezcal n’a pas vocation à exploser, mais à cibler les amateurs»

A Paris, le festival Viva Agave met en avant le mezcal. David Migueres, importateur, cible les réseaux de prescription (bars, cavistes, épiceries fines).

Mettre les spiritueux à base d’agave en avant (tequila, pulque, raicilla, mezcal), tel est l’objectif de la deuxième édition du festival Viva agave, jusqu’au 25 mars à Paris autour de soirées dans les bars et d’un salon. Aux commandes, David Migueres, importateur depuis 2013 (Mezcal brothers) et distributeur de spiritueux. « L’objectif n’est pas de démocratiser le mezcal au sens large, les volumes ne suivraient pas. En revanche, il convient de le faire connaître des consommateurs qui savent déguster les spiritueux », estime-t-il. Martha Murguia, importatrice de produits à base d’agave (Bleu agave) ainsi que les barmans Sébastien Gans et Thomas Girard pilotent la programmation du festival.

Rendez-vous est pris à La Mezcaleria, le bar dédié qu’il a cofondé il y a cinq ans, dans le 3ème arrondissement de Paris. Le chef barman, Ben Tyler (photo) prépare trois cocktails : Migos Paloma (Mezcal Casamigos, soda pamplemousse, gentiane, blackberry), Hell’s Margarita (Tequila blanco, lime, jus de chili pickles), Titty Crusta (Tequila reposado, fino sherry, sirop d’agave, citron, bitters). « Les barmans ont fait découvrir le mezcal au public. En tant que distributeur, nous devons créer un environnement favorable pour qu’ils s’approprient le produit. Nous avons été les premiers en Europe à faire venir les producteurs du Mexique à Paris », ajoute David Migueres.

Un public averti

La fabrication du mezcal est étroitement liée aux conditions de production de l’agave, qui met entre 6 et 16 ans pour arriver à maturité selon les espèces. Les quantités sont donc limitées. L’équipe de Mezcal Brothers (quatre personnes) s’attache à faire découvrir ses spécificités, « au risque que les consommateurs n’aiment pas ». David Migueres assure que les taux de retours des cocktails sont très faibles à La Mezcaleria, qui vise un public averti. La première dégustation passée, nombreux sont les clients à s’intéresser à l’artisanat et aux petits producteurs.

Dans son prochain catalogue, Mezcal Brothers mettra en avant des batchs de mezcal de moins de 500 litres : « on respecte la terre », insiste David Migueres. Les bars à cocktails, notamment en province, ainsi que les cavistes et épiceries fines pourront découvrir la nouvelle offre au printemps.

L’abus d’alcool est dangereux pour la santé. A consommer avec modération.

Publié dansEconomieEntreprises