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JNPR ou l’histoire d’un nouveau distillat sans alcool

JNPR, un nouveau distillat sans alcool, est disponible. Sa créatrice, Valérie de Sutter, entend s’inscrire dans une démarche éco-responsable.

Fin janvier, JNPR s’est lancé sur le marché des distillats sans alcool. Un marché déjà défriché par Seedlip (propriété du leader mondial des spiritueux Diageo), Ceder’s (distribué par Pernod Ricard) ou, à petite échelle, Djin, du producteur charentais Dame de Pique. Après une première carrière dans l’univers de la politique et avoir repris des études, sa créatrice, Valérie de Sutter a fait le constat de la pauvreté de l’offre de softs − “Je ne pouvais pas suivre le rythme du reste de la promotion en sortant”, s’amuse-t-elle − avant de s’attaquer au problème.

“Aux Etats-Unis, il y avait une certaine avance sur des boissons qui avaient du goût, avec une composition recherchée”, précise Valérie de Sutter, qui a travaillé d’arrache-pied durant un an afin de lancer son entreprise. Le propriétaire du 1930 à Milan, un bar classé parmi les 50 Best, l’accompagne dans l’aventure, tandis qu’une distillerie corrézienne du groupe Renaud Cointreau produit la première référence de JNPR. “En ne venant pas du secteur, c’est encore plus difficile. Je suis contente du résultat, qui correspond à mes valeurs”, poursuit l’entrepreneure.

Un ancrage normand à renforcer

JNPR tire son nom de la baie de genièvre et contient également  de la coriandre, de la cardamome et de la pomme. Un moyen de se rapprocher de la Normandie, où l’entreprise est implantée. “Mes parents sont agriculteurs dans la région. Je voulais changer de vie et retrouver un lien avec la nature. Mon frère reprend l’exploitation familiale et plante des baies de genièvre. Nous espérons pouvoir les utiliser prochainement”, ajoute Valérie de Sutter. Un travail sera mené dans les prochains mois sur l’amélioration du sourcing en matières premières.

La couleur “cul de l’alambic” ou “brique de Normandie” présente sur l’étiquette rappelle l’ancrage de la marque. Pour appuyer cette démarche éco-responsable,  la bouteille est plus légère que pour un spiritueux traditionnel, l’étiquette est en résidu de fibres de sucre de canne, et l’emballage utilisé pour la vente en ligne est recyclable. Pour l’heure, JNPR N°1 est vendu en ligne. Il peut s’accompagner de tonic; de citron vert, de blanc d’œuf et de sirop de sucre (en sour) ou de vermouth rouge et de Campari (pour se rapprocher d’un Negroni).

Après la crise, les bars à cocktails seront visés. “Nous réfléchissons à une carte pour le printemps, par exemple avec du citron vert et de la ginger beer”, explique Valérie de Sutter. Le produit est également distribué en Italie.

Publié dansEconomieEntreprises

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