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Glaces et cocktails pétillants, les bonnes astuces du Syndicat pour se déconfiner

2 min. de lecture

A Paris, le Syndicat s’ouvre sur l’extérieur ! Le bar à cocktails poursuit, en terrasse, ses initiatives prises durant le confinement – glaces, cocktails pétillants embouteillés – et élargit sa cible.

Ne l’appelez plus le Syndicat mais… le Super Sy. Toute ressemblance avec une célèbre enseigne de la grande distribution, typo comprise, est délibérée. Pendant le confinement, le célèbre bar à cocktails du 10ème arrondissement de Paris a servi les riverains de la rue du Faubourg Saint-Denis avec des cocktails embouteillés et des glaces. Une offre qui se poursuit, avec une terrasse de quarante places. “La terrasse apporte un côté convivial, il y a plus d’échanges, se réjouit Giovanni Allario, chef bartender. Nous avons des clients qui ont découvert le bar à l’occasion de nos actions durant le confinement et sur Instagram”.

Terrasse Le Syndicat Super Sy

“Petit, j’ai déjà rêvé d’être marchand de glaces”, s’amuse-t-il. Douze références, dont neuf alcoolisées, sont proposées. Mention spéciale pour les parfums Pineau des Charentes et orge maltée fumée (fournie par Deck & Donohue, qui l’utilise); et pêche, passion et piment. Le ti-punch, le kir ou la mauresque s’ajoutent notamment à la liste de cette nouvelle offre. A l’instar de tout glacier digne de ce nom, le Syndicat dispose de sa vitrine réfrigérée généreusement garnie. Les glaces peuvent être commandées individuellement, au prix de 2,50 euros le pot.

Cocktails embouteillés et food pairing

Cette volonté de rendre le Syndicat plus accessible se traduit aussi par l’ouverture des portes sur l’extérieur – habituellement, le bar est caché derrière une rangée d’affiches. Les prix des cocktails ont été ajustés, de 10 à 13 euros. Une offre toujours construite avec des ingrédients français, signature de la maison. Le spritz provençal se compose de vin blanc, d’apéritifs amers, de lavande, de verveine et… de bulles. Même principe d’un cocktail pétillant avec la fine à l’eau (blend de cognacs, sucre de raisin Bourgoin, verjus, bulles).

Fine à l’eau

Des références peuvent être emportées, comme neuf cocktails au total, en bouteilles (de 16 à 25 euros). “Sans le service, la perception du produit est différente. Nous avons tout mis en place en un mois. Il y a beaucoup de choses nouvelles : apprendre à fabriquer des glaces, avoir le packaging adéquat pour les cocktails embouteillés, les étiquettes… Cela s’effectue avec des moyens limités. Les bouteilles sont en verre, plus esthétiques et plus écologiques”, nous expliquait Romain Le Mouëllic, propriétaire, lors des préparatifs de cette offre, courant mai, en pleine fermeture des bars-restaurants. A découvrir sans tarder, le Tropipom (calvados, ananas rôti, thé lapsang souchong, bulles).

Le Syndicat a par ailleurs réactivé sa collaboration avec Jean-Marie Hiblot, chef pâtissier exécutif du groupe Alain Ducasse. Le Tiercé gagnant (photo) consiste en un trio de choux chauds garnis d’une crème à la verveine, et d’un confit cassis-framboises. Nous avons fait le choix d’accompagner la dégustation avec la Mission, la pale ale de la brasserie val-de-marnaise Deck & Donohue : plaisir garanti ! La fine à l’eau peut se prêter au food pairing (3 euros supplémentaires). Des mini-croques sont également à déguster (pain brioché toasté fourré de pâte à tartiner au chocolat faite maison, de gingembre frais et de citron vert). De plus, le confinement a constitué l’occasion, pour le Syndicat, de se doter d’un site Web marchand.

L’abus d’alcool est dangereux pour la santé. A consommer avec modération.

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Journaliste dans la presse professionnelle, j'édite Business & Marchés à titre personnel depuis 2007.
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