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BAR À COCKTAILS — À Paris, chez Bonsoir Bonsoir, Hugo Simonet et William Fior allient techniques mixo et esprit de quartier

2 min de lecture
Hugo Simonet et William Fior - Bonsoir Bonsoir Cocktail Bar (Paris)

Depuis novembre 2024, le duo Hugo Simonet et William Fior, accueille les habitués et les curieux dans leur établissement du 11ᵉ arrondissement de Paris. Bonsoir Bonsoir s’affirme comme un bar où l’expertise du cocktail rencontre la convivialité du bistrot.

Depuis novembre 2024, Hugo Simonet et William Fior, qui officiaient auparavant au Bar Chaumont, un bar d’hôtel (2ème arrondissement), disposent de leur propre établissement. Le duo a choisi de poser ses shakers dans l’Est parisien. Bienvenue chez Bonsoir Bonsoir, dans le 11ème arrondissement.

De leur expérience passée, ils ont conservé le souhait de s’affranchir des codes parfois rigides de l’hôtellerie pour créer un bar qui parle à plus une large clientèle. “Nous souhaitions amener le cocktail dans un bar de quartier. On ne s’attend pas ici à des cocktails d’une telle qualité”, indique Hugo Simonet, que l’on retrouve au croisement de la rue du Chemin-Vert et de la rue Saint-Maur, où les établissements spécialisés, à l’exception de Monsieur Antoine, sont rares.

Sous-sol - Bonsoir Bonsoir Cocktail Bar (Paris)

Au sous-sol du bar.

Dans ce “lieu hybride entre un bistrot et un bar”, où les deux bartenders et leur apprentie amènent différentes techniques (clarifications, usage de la clear ice…), les clients du quartier commencent à identifier l’établissement. Toutefois, la fréquentation reste toujours plus soutenue le week-end qu’en semaine. Une petite salle a été aménagée pour des privatisations, et le mobilier de terrasse a été renouvelé. Un cocktail du moment est proposé au prix de 11 euros.

Des cocktails entre précision technique et approche accessible

Seaside coco - Bonsoir Bonsoir Cocktail Bar (Paris)

Seaside coco

Parmi les cocktails actuellement à la carte, coup de cœur pour le Seaside coco (12 euros), “frais, fumé, iodé”: whiskies tourbés Laphroaig et Nc’nean, coco, mastiha, algue wakame, verjus. Au nez, le cocktail est tendu et iodé. L’algue disposée en garnish réhausse l’ensemble. En bouche, la coco prend d’emblée le dessus, avec beaucoup de douceur. La tourbe n’arrive que dans un second temps. Le jeu avec différentes textures intrigue. “Il s’agit d’un cocktail d’initiation à la tourbe, qui reste ludique”, souligne Hugo Simonet.

Autre cocktail à découvrir, le Clear Bird (13 euros) : rhum Santiago de Cuba (Anejo), rhums Planteray 3 Stars et Original Dark, ananas, Campari, citron vert, lait de coco. Un cocktail à la texture cuir, doux, à la robe cristalline. Il fait dialoguer l’amertume profonde du Campari avec la sucrosité naturelle de l’ananas, le tout dans une texture soyeuse caractéristique du milk punch.

A noter si vous entrez dans le bar : il convient de ne pas être effrayé par les grenouilles. De sympathiques batraciens sont présents sur le logo, dans le décor, et même sur les bras de Hugo et William.

33 rue Saint-Maur, 101 rue du Chemin Vert, 75011 Paris
L’abus d’alcool est dangereux pour la santé. A consommer avec modération.

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Journaliste dans la presse professionnelle, j'édite Business & Marchés à titre personnel depuis 2007.
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