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Ces 10 brasseries artisanales vont bousculer vos préjugés sur la bière

Ennuyeuse ou conventionnelle, la bière ? Découvrez 10 brasseries artisanales et 20 bières repérées lors de la Paris Beer Week. Etonnement garanti.

Crazy Hops

On n’arrête plus l’essor de la bière artisanale ! Lors de la sixième édition du Grand final de la Paris Beer Week, mi-juin à Paris, les surprises étaient nombreuses. A Vaux-sur-Lunain (Seine-et-Marne), la brasserie Crazy Hops continue de mener ses brassins toujours aussi surprenants. La Super fruitage de gueule (excusez du peu), une « smoothie beer » titrant 5%, détonne avec du cassis, de la rhubarbe, de la passion, de la myrtille, de la fraise, de la fraise des bois et de la framboise ! « Nous aimons exagérer, c’est notre passion », revendique Luis le Bars, brasseur (photo).  A ne pas mettre entre toutes les mains, la Space Rider est une double IPA (7%) « aux houblons de la mort qui tuent ». Nous avons malgré tout réussi à apprécier la Cumbia Loca (13%), « un monstre » à l’algarrobina, un sirop péruvien, et au chocolat fondu au bain marie. Incroyable !

ZooBrew

Jean-Baptiste Martineau - ZooBrew brasserie animale - Paris Beer Week

A Castelnau-le-Lez (Hérault), ZooBrew se définit comme une « brasserie animale ». « Chaque style de bière a son propre animal sur l’étiquette, et nous soutenons des organisations environnementales », indique Jean-Baptiste Martineau, à la tête de l’entreprise créée en 2017. La Big Viper (4%) est une Berliner weisse qui se caractérise par son côté sec et sans amertume. La Blue Jay (5,5%) est une New England India Pale Ale (NEIPA) très houblonnée, qui est elle aussi peu amère. Un moyen de rendre plus accessible l’accès du public à de nouveaux styles, dont l’IPA. Les souches de levure sont d’origine américaine.

Outland

Fabio Aprile - Outland - Paris Beer Wrrk 2019

A Fontenay-sous-Bois (Val-de-Marne), la brasserie Outland joue aussi sur les levures, comme en témoigne sa Far away farmer (9,2%), une Brett brut saison. « Les esthers donnent de la rondeur. On stresse la levure pout développer ses composés aromatiques. Ensuite, nous réduisons de 32% à 18%, avant l’ajout des enzymes et des levures sauvages, les brettanomyces », décrypte Fabio Aprile, brasseur, auparavant passé par BapBap. Le houblon Sorachi ace apporte les arômes de noix de coco, et les levures ceux de banane. Cette bière disposera d’une seconde version, vieillie en barriques. Le style Brut fait l’objet de plusieurs références, disponibles au bar de la marque, à Paris.

La Guinche

La Guinche des Bords de Marne - Chelles - Paris Beer Week

A Chelles (Seine-et-Marne), La Guinche est installée depuis juin 2018, et dispose d’un bar. L’objectif de l’équipe est d’approvisionner en priorité le marché local, dans une démarche d’éducation à la bière artisanale, après une première phase de brassage amateur. Parmi les cinq bières permanentes, la Casque d’orge (5,9%) est une cream ale : une pale ale (houblonnée et légère) enrichie de flocons de mais pour la texture et l’onctuosité. Elle présente une légère amertume en fin de bouche. La Jazz Mind (6,8%) est une rye pale ale jasmin, une pale ale au seigle, « pour la touche sèche et épicée », dotée d’un houblon allemand floral, l’Hallertau, et de fleurs de jasmin en fin d’ébuillition.

Balthazar

Microbrasserie Balthazar - Paris Beer Week

Dans le 20ème arrondissement de Paris, la microbrasserie Balthazar a rencontré ses premiers consommateurs avec un pub, ouvert en septembre 2017, avant de muter en brewpub. Le projet a trois ans ; le local a été acquis il y a deux ans. Trois références sont disponibles en permanence. La Gueule d’atmosphère est une IPA (5,3%) aux houblons Citra et Mosaic. Plus douce, la Free Will (4%) est une saison sauvage.

Brussels Beer Project

Dimitri - Brussels Beer Project - Paris Beer Week 2019

Les bars de Brussels Beer Project (Belgique), la brasserie bruxelloise qui monte, mettent quant à eux à l’honneur la Pinard2BXL (8%), qui tire son inspiration des vignes : du moût de raisin du Languedoc a été utilisé par l’équipe de brassage (deux-tiers pale, un tiers grenache blanc). La bière est embouteillée en format 75 cl. La Tough love (5,5%) est, elle, une sour IPA : « un mélange d’amertume et d’acidité », nous explique l’équipe menée par Maxime Pecsteen, export shaman manager. Deux établissements ont ouvert à Paris, en 2018 à Pigalle et en 2019 dans le 10ème arrondissement.

Mashrooms

Jean-Paul Amaral - Mashrooms - Paris Beer Week

Une fois n’est pas coutume, nous avons dégusté… une lager. Un style que peu de brasseurs artisanaux proposent – la Cruiser Lager de Petrol Brewing Co. (11ème arrondissement de Paris) vaut le détour, et nous y reviendrons prochainement. Dans le 18ème arrondissement, Mashrooms propose des ateliers de brassage depuis 2016, et brasse ses propres bières depuis un an et demi. « Ces dernières années, la bière artisanale a explosé. Il est possible d’y faire venir de nouveaux consommateurs avec les lagers, grâce à des houblons différents. Nous avons commencé par une pilsner, avant d’évoluer », précise Jean-Paul Amaral, brasseur gérant. La Vic secret (5,9%) est donc une India pale lager, très douce. A découvrir aussi, la Galaxy (4,9%), une sour saison.

La P’tite Maiz’

La red sour ale de La P’tite Maiz’, baptisée Little dick die (6,2%), mérite également d’être connue : sa base de Berliner weisse cache une adjonction d’hibiscus, de framboises et de baies de sansho, un poivre japonais. La brasserie de Notre-Dame-d’Oé (Indre-et-Loire) s’est taillée une solide réputation auprès des amateurs de bière artisanale, depuis ses débuts en 2015 en itinérance avant son installation en 2017. La production devrait prochainement doubler pour atteindre 2000 hl. Sans sucres résiduels, sa brut IPA, Brut Lee (3,5%), est particulièrement douce, et ne doit pas rebuter en dépit de sa légère acidité.

Spore

Simon Girardon - Spore Brasserie coopérative - Paris Beer Week

A Gravigny (Eure), Flora Lietard (ingénieure en génie civil), Frédéric Fillion (issu de la Brasserie de la Goutte d’Or, à Paris) et Simon Girardon (qui a été le premier salarié de Deck & Donohue) ont lancé en 2018 Spore, une « brasserie coopérative ». « Le capital est ouvert sous forme de parts sociales, mais sans intéressement financier. Tous nos chiffres seront transparents », précise Simon Girardon. Le local a été plus facile à trouver près d’Evreux que de Rouen. L’équipe s’appuie sur son réseau pour distribuer ses bières (brassées depuis février 2019), dont la Coral (4,3%), une pale ale. Cette bière blonde de soif est « finement houblonnée ». La Chip-Hot-Kawa (6%) a été élaborée en collaboration avec Les Brasseurs cueilleurs, une brasserie gipsy. Cette pale ale a été brassée avec des piments fumés et une infusion de café.

Inkraft Beer Company

Inkraft Beer Company - Paris Beer Week

Enfin, cap sur le Pérou depuis Saint-Jean-de-Beauregard (Essonne), où l’équipe d’Inkraft Beer Company développe trois bières permanentes et des collaborations depuis 2015. Ses fondateurs, deux beer geeks originaires d’Amérique du sud, ont conçu une offre originale, qui comprend notamment l’Exotique Devil (5%), à base de lucuma, un fruit exotique. « Nous sommes fous de houblons. Le Pérou est un pays de buveurs de bière. Les Incas ont figuré parmi les premiers à en brasser, avec du maïs », rappelle Alejandro Gutierrez, cofondateur avec Erick Torres. Tout aussi disruptive, la Kama-Citra (4,8%) est une bière blonde de fermentation haute qui renferme de la maca, une racine aux vertus aphrodisiaques.

L’abus d’alcool est dangereux pour la santé. A consommer avec modération.

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Publié dansEconomieEntreprises