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Le Printemps du Goût met le cap sur la cuisine française

A Haussmann, le Printemps du Goût s’est installé dans des bâtiments réaménagés avec un concept centré sur la gastronomie française. Trois ans de travail ont été nécessaires.

Depuis le 10 janvier, les gourmets peuvent franchir le boulevard Haussmann pour disposer d’une nouvelle offre gastronomique. Au 7ème et au 8ème étage du Printemps de l’Homme, 1700 m² ont été préemptés afin d’accueillir une nouvelle offre, le Printemps du Goût, avant une extension cet été au 9ème étage. « Le Printemps du Goût est en gestation depuis trois ans. Nous avons beaucoup voyagé. L’idée était de dédier les lieux à la gastronomie française : le Printemps est un très bel écrin, faisant partie du patrimoine parisien et français. Il y a un tel savoir-faire en France, une telle richesse de matières premières… Nous ne pouvions pas passer à côté, et ce d’autant plus que nous avons une vue complète sur Paris », indique Emmanuelle Touboul, responsable Printemps du Goût et restauration au Printemps Haussmann. L’espace regroupe 120 collaborateurs.

Le grand magasin a souhaité proposer une offre complète. Au 7ème étage, les produits « iconiques » de la gastronomie française sont regroupés. « Nous nous sommes d’abord interessés aux produits. Il fallait choisir un des meilleurs artisans dans chaque univers, et qui voulait adhérer à la philosophie de mettre en avant les produits. Tous les corners ont dû se fondre dans notre concept. Les concessionnaires doivent également travailler de concert. Le poisson fumé, le fromage… sont fournis par d’autres corners », précise Emmanuelle Touboul. 2500 produits d’épicerie sèche ont également été sélectionnés par l’équipe du Printemps. « Nous avons goûté 17.000 produits à l’aveugle, pour retenir le goût avant tout. Nous étions deux, avec Sophie Richard, responsable de la gamme Epicerie fine, sur cet exercice. Nous sommes allés chercher de petits artisans. Ils ne peuvent pas nous fournir tout au long de l’année, donc le sourcing est permanent », poursuit la responsable.

Parmi les corners présents, Byzance connu en B2B pour ses poissons fumés et caviars, réalise sa première incursion en B2C. Balme, une famille de trufficulteurs de Biarritz depuis quatre générations, propose son premier corner parisien. Maison Dubernet a pris en charge la charcuterie et le foie gras. Pour les nouvelles tendances, La Juicerie tient un bar à jus. « Il fallait impérativement que cela bon ! », insiste Emmanuelle Touboul. Le café, le chocolat et le thé sont transformés en France (Maison du Chocolat, Palais des Thés, Café Lomi). Le Repaire de Bacchus a conçu une offre entièrement française en vins, bières et spiritueux et une centaine de références en champagne. Un comptoir permet de déguster certains produits. L’enseigne, qui refuse d’être présente en centres commerciaux, gagne ici en visibilité.Au 8ème étage, la « Place du marché » (viandes, poissons, fromages, fruits et légumes, pains et pâtisserie) permet d’acheter et de se restaurer sur place, avec des espaces positionnés le long des coursives vitrées.

Un grand magasin entièrement réaménagé

Le Printemps du Goût parachève le travail de restructuration des bâtiments de l’enseigne (deux bâtiments boulevard Haussmann, un bâtiment rue du Havre, et Citadium rue de Caumartin). « Nous avons commencé par le Printemps de la mode femme, en 2014, restructuré et repensé. L’idée était de se retrouver plus en phase avec les modes de consommation d’aujourd’hui. Nous avons enchaîné avec le switch du Printemps de l’Homme dans le bâtiment historique en janvier 2017. Nous avons ensuite inauguré au printemps 2017 le Printemps de la maison, puis trois étages consacrés à la beauté (3000 m²), pour renouer avec une clientèle plus jeune », précise Lucie Mas, attachée de presse au Printemps Haussmann. « Le made in France est essentiel pour nous démarquer. On ne trouvera pas de wasabi ici ! », appuie Emmanuelle Touboul.

Photo: Manuel Boudot/Printemps

Publié dansEconomieEntreprisesServices