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Merci Raymond: “il faut reconnecter l’urbain et le périurbain au végétal”

Merci Raymond - Végétalisation en milieux urbains

La start-up Merci Raymond développe ses services auprès des entreprises et collectivités pour apporter davantage de végétal en milieux contraints.

Depuis 2015, la start-up parisienne Merci Raymond (15 personnes) propose des services à la végétalisation (hôtels, bureaux, salons…) et à l’agriculture urbaine (potagers urbains, jardins…). Elle assure des ateliers dédiés à « stimuler la main verte » et assure des prestations de conseil. Récemment, Merci Raymond a accompagné Fauve Craft Bière dans le cadre d’un appel d’offres lancé à Paris pour cultiver du houblon dans le 11ème arrondissement. Hugo Meunier, président et cofondateur, nous en dit plus.

Pourquoi avez-vous souhaité vous engager dans l’univers du «vert» en ville ?

Hugo Meunier  – Merci Raymond est une start-up qui a pour mission de reconnecter les urbains à la nature en jardinant, en récoltant et en mangeant. Je suis originaire du Sud-Ouest. Mon grand-père (Raymond) était agriculteur. J’ai fait des études de droit du numérique, et je souhaitais m’impliquer pour l’environnement. Les deux autres associés, Antoine Baume et Guillaume Hadjigeorgiori, sont issus de la communication et du digital.

Comment peut-on définir la notion de «ville verte» ?

La notion de ville verte est apparue en 2015, parallèlelement à la COP21. Anne Hidalgo a beaucoup contribué, mais Paris est l’une des villes les moins vertes au monde (données MIT via Google Earth). Nous avons rencontré des associations, des collectifs, des promoteurs, des architectes… qui sont concernés par ces sujets-là. Comment les reconnecter, dans leur métier, à la nature ? Il faut être très créatif. Nous produisons en milieu urbain (par exemple, nous produisons des aromates au-dessus d’un restaurant), mais il faut impliquer le citadin de la graine à la graine – les biodéchets sont transformés en compost, que l’on replante. Des architectes, des entreprises, des villes, des associations, des promoteurs, des bailleurs… nous contactent. On peut aussi prendre en charge des lieux avec nos designers végétaux.

« Nous pouvons aller au-delà de Paris »

De quelle manière composez-vous avec les contraintes des milieux urbains ?

Depuis deux ans, nous avons créé une partie Conseil et études, où des ingénieurs et paysagistes travaillent. Nous avons gagné, sur l’appels d’offres Réinventons Paris 2, un projet de « Cité universelle », porte de Pantin. Nous aimerions avoir un toit en pleine terre car il s’agit d’un nouveau bâtiment. Sur des sites déjà occupés, nous avons la contrainte de 150 à 200 kg par mètre carré. A la verticale, le système racinaire peut s’épanouir, tandis qu’on augmente la surface de production. On a aussi des systèmes en hydroponie. Par ailleurs, depuis trois ans, on travaille sur le projet de la « Green Borne » à la Grande Borne de Grigny (Essonne).

Comment souhaitez-vous vous développer ?

Nous essayons d’aller au-delà de Paris. On a gagné des projets à Strasbourg et au Luxembourg, mais aussi à La Défense. Il faut reconnecter impérativement l’urbain et le périurbain (aux Mureaux, à Stains, à Sartrouville…). Il est nécessaire d’intégrer ces espaces. Des bailleurs, des villes… font appel à nous. Nous accompagnons également des collectivités territoriales en matière de stratégie de végétalisation en prenant en charge les recommandations, la réalisation et le suivi de fermes, jardins, potagers…tout en s’attachant à la manière dont les projets fonctionneront dans le temps grâce à des méthodologies liées à l’implication du public.

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Journaliste, j'édite Business & Marchés à titre personnel depuis 2007.
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