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Evénements, traiteurs, hôtellerie… L’activité affectée par l’épidémie de coronavirus

Coronavirus (Covid-19) : bourse et masques de protection

Les acteurs de l’événementiel et du tourisme souffrent de la restriction des déplacements et des regroupements de personnes face à l’épidémie de Covid-19. Focus dans notre chronique «L’éco du week-end».

Pour l’Organisation de développement et de coopération économiques, « l’économie mondiale fait face à son plus grand danger depuis la crise financière. » Les conséquences de l’épidémie de coronavirus seront plus importantes que celles du syndrome respiratoire aigu sévère (SRAS) de 2003, d’après l’OCDE. Les défauts de paiements des entreprises pourraient augmenter. Dans le secteur des produits informatiques et électroniques, le poids relatif dans la valeur ajoutée mondiale de la Chine est de 27%, et de 15% dans le matériel de transports. Interdictions de voyager, quarantaines, fermeture des lieux publics : les premières mesures pourraient engendrer un manque de confiance.

Les acteurs de l’événementiel sonnent l’alarme

Dans le secteur de l’événementiel, 335.000 emplois sont en danger, alerte L’événement, l’association des entreprises de communication événementielle. « Si l’interdiction de rassemblements devait être élargie aux événements de moins de 5.000 participants, le péril économique serait d’autant plus grand pour notre secteur, puisque cela autoriserait des clients à annuler leurs événements de manière unilatérale et sans compensation. » Depuis la semaine dernière, les annulations ou reports d’événements, principalement des salons, se multiplient. La plupart des prestataires sont des TPE et PME. L’organisation appelle le gouvernement à envisager des mesures de sauvegarde de leur activité.

En moins d’une semaine, le réseau des Traiteurs de France (37 entreprises) fait état d’une perte de chiffre d’affaires de plus de 3,5 millions d’euros de chiffre d’affaires, suite à des annulations d’événements déjà anticipés, pour lesquels le personnel était prévu en cuisine et les achats effectués. La création d’un fonds d’indemnisation spécifique aux traiteurs organisateurs de réception, une rencontre avec un médiateur et l’encadrement juridique des conditions d’annulation en cas de force majeure font partie des mesures que l’organisation appelle de ses vœux. C’est en préparant des événements, « même si les dates et le contexte ne peuvent être précisés, que l’on reprendra plus vite et mieux une vie sociale active », selon les traiteurs.

Tourisme, hôtellerie : des mesures d’urgence demandées

Dans le tourisme, la plupart des transporteurs et compagnies aériennes sont quant à eux fortement affectés par les annulations. « Nous sommes rentrés dans une seconde phase et les effets du coronavirus se font sentir sur tous les voyages des Français et des étrangers vers la France. Les déplacements, quels qu’en soient l’origine, la destination, et le motif sont touchés », rappelle la Confédération des acteurs du tourisme. Disneyland Paris, première destination européenne, reste ouvert, n’étant pas concerné par les interdictions de rassemblements de plus de 5.000 personnes en lieu confiné. Des mesures liées à l’hygiène ont été prises.

Le Groupement national des indépendants Hôtellerie et restauration demande la suspension des remboursements d’emprunts bancaires, capital et intérêts ; la suspension d’une taxe sur les contrats à durée déterminée d’usage, et la prise en compte de l’indemnisation chômage des saisonniers qui n’auraient pu en raison des événements travailler au moins six mois. « Vis-à-vis de nos clients et des équipes, il faut appliquer le principe de précaution », précise par ailleurs l’Union des métiers et des industries de l’hôtellerie à destination de ses adhérents. Après la période de grèves dans plusieurs aires urbaines en décembre, les bars et restaurants subissent, eux aussi, par endroits, les conséquences de cette situation.

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« Afin de prévenir la propagation du virus covid-19, tout rassemblement mettant en présence de manière simultanée plus de 1 000 personnes est interdit sur le territoire national jusqu’au 15 avril 2020 », dispose l’article 1 d’un arrêté daté du 9 mars.

Photo par Gerd Altmann de Pixabay

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Journaliste, j'édite Business & Marchés à titre personnel depuis 2007.
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