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Les ETI peinent à se financer… et sont frileuses

Les dirigeants d’entreprises de taille intermédiaire recherchent en priorité des financements bancaires et publics.

Les entreprises de taille intermédiaire (ETI) éprouvent des difficultés à trouver des financements, selon une enquête réalisée par KPMG et le Syndicat des entreprises de taille intermédiaire (ASMEP-ETI). Au cours des deux prochaines années, les dirigeants d’ETI sondés recherchent en priorité des financements bancaires ainsi que des financements publics. Seuls 8 % d’entre eux souhaitent s’adosser à un fonds d’investissement.

Avec des effectifs compris entre 250 et 5.000 salariés et un chiffre d’affaires allant de 50 millions à 1,5 milliard d’euros, les ETI constituent, d’après de nombreux rapports, un élément essentiel pour regagner en compétitivité. Plus armées que les PME pour conquérir de nouveaux marchés, elles demeurent néanmoins plus agiles que les grandes entreprises. Toutefois, seules 44 % de ces sociétés anticipent une hausse de leur chiffre d’affaires dans les deux prochaines années.

La conjoncture économique et la concurrence, la hausse des coûts des achats et des matières premières, ainsi que les financements ont été, d’après les dirigeants sondés, les principaux freins au développement de  leur entreprise au cours des deux dernières années.

L’autofinancement, l’emprunt auprès d’établissements financiers et les financements publics ont représenté les trois premières sources de financement des ETI lors des deux dernières années, selon les dirigeants interrogés. Ces entreprises souhaitant conserver une certaine marge de manœuvre dans leur mode de fonctionnement, elles ne sont guère friandes des introductions en Bourse : seules 236 d’entre elles sont cotées, alors que l’on en dénombre plus de 3.000. « Nombre d’ETI sont réticentes à ouvrir leur capital, de peur de ne plus être maîtres de leur destin ou plus prosaïquement de s’engager dans un processus compliqué », explique KPMG.

Le financement d’opérations de croissance externe apparait néanmoins nécessaire pour ces firmes : leurs dirigeants souhaitent par ce biais accroître leur chiffre d’affaires et leur part de marché, s’implanter sur de nouveaux marchés ainsi qu’atteindre une taille critique et gagner en rentabilité.

La nouvelle Banque publique d’investissement (bpifrance) devrait notamment cibler les ETI au moyen de ses différentes composantes, parmi lesquelles le Fonds stratégique d’investissement qui a notamment ciblé 742 ETI.

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