À Cannes, au sein de l’hôtel Barrière Le Majestic, le bar entame une nouvelle étape. Rebaptisé Majestic Bar, l’établissement a repensé son offre sous la direction de Guillermo Pittaluga. Tout en conservant le jardin botanique, le bar propose désormais une carte structurée autour de six profils aromatiques, entre créations signature et propositions à faible teneur en alcool.
À Cannes (Alpes-Maritimes), changement d’ère pour le bar de l’hôtel Barrière Le Majestic. Guillermo Pittaluga, bar manager, a été chargé de repenser l’offre du lieu, dont le nom a aussi changé, puisque que le Bar Fouquet’s a cédé sa place, en juin dernier, au Majestic Bar.
Après plusieurs années autour de l’univers de la parfumerie, mettant largement en avant l’œuvre d’Emanuele Balestra, le Majestic Bar joue plus collectif. “Il fallait changer un certain nombre d’éléments, tout en conservant nos points forts. Nos clients ont bien accueilli les nouveautés, et nos cocktails plaisent également aux convives du restaurant”, se réjouit Guillermo Pittaluga. Le jardin botanique installé dans l’établissement, qui compte une trentaine de variétés est toujours utilisé par l’équipe.

Parmi les membres de l’équipe, on retrouve Evan (apprenti), Tom Joly (prochainement promu premier barman) et Guillermo Pittaluga.
Le menu de cocktails du bar de l’hôtel (335 chambres et 14 suites, 5 étoiles), amené à évoluer deux fois par an, a été restructuré autour d’une roue de six notes de dégustation : végétal, floral, épicé, fruité, amer et umami. Il se compose de neuf cocktails signature, quatre cocktails explicitement signalés comme low ABV (moins de 10%), quatre cocktails sans alcool et quatre best-sellers internationaux issus des restaurants Beefbar, enseigne spécialisée dans les viandes. En juin, un établissement de cette enseigne, créée il y a vingt ans, a ouvert juste à côté du bar.
Des cocktails très divers

Rofinsky
De manière étonnante, il n’y avait pas de cocktail au whisky au menu – ce qui a été réparé. “Ce cocktail permet de s’initier au whisky”, précise Guillermo en présentant le Rofinsky (20cl, 25 euros): whisky Johnnie Walker Black Label (depuis l’an dernier, les spiritueux sont fournis par Diageo), shrub (sirop acidulé de fruit, acide et vinaigre) à la framboise, ginger ale. Cette réinterprétation du Rouffignac (cognac, crème de cassis, glace pilée, eau gazeuse ou limonade), pensé comme un long drink rafraîchissant, conviendrait parfaitement à un service lors de réceptions, sa vocation initiale. Le nez est très fruité et mentholé, derrière une belle robe rouge tout en nuances. “Le shrub apporte un côté bonbon, dessert”, poursuit le manager. En bouche, le cocktail est moelleux, réconfortant, finement pétillant, acidulé grâce à la framboise, et plus puissant en finale puisque la partie vineuse du shrub redescend. Toutefois, le whisky est assez discret.
Les amateurs d’old fashioned pourront, eux, se délecter d’un Old coffee fashioned (12cl, 25 euros) à base de rhum Zacapa solera, d’un cordial de cannelle et d’épices, d’un bitter maison au café et de solution saline. Des grains de café et de chocolat noir réhaussent l’ensemble. “Le trait de solution saline casse la sucrosité”, décrit Guillermo en évoquant un cocktail au nez proche d’un old fashioned traditionnel, faisant la part belle au spiritueux, mais adouci par le café. Ce qui le rend bien plus accessible. En bouche, le café apporte une incroyable douceur à l’ensemble, complétée par la cannelle et les épices.

A star is born
Changement d’ambiance avec A star is born (7,7%, 20cl, 22 euros), un pornstar martini au taux d’alcool réduit et totalement repensé comme une tarte au citron meringuée. Le limoncello et le Frangelico (liqueur italienne de noisette) renforcent l’expression pâtissière du cocktail, réhaussé par de la noix de muscade en garnish. Pour l’intensité : purée de passion, jus de citron, jus d’ananas. On retrouve également un sirop de tonka passé au siphon (avec du blanc d’oeuf et du citron) afin de préparer une généreuse mousse. Au nez, la fève tonka est particulièrement présente, apportant une douceur certaine à l’ensemble. En bouche, le citron apporte du peps, dans un cocktail qui permet de passer des saveurs de la pâte sablée à celle du fruit. Finale sucrée. Surprenant !
Le prochain menu du Majestic Bar est annoncé pour le mois d’octobre. L’an dernier, l’offre F&B de l’hôtel avait connu de premières évolutions avec la refonte intégrale de la plage, rebaptisée Ciro’s.
10 boulevard de la Croisette, 06400 Cannes
L’abus d’alcool est dangereux pour la santé. A consommer avec modération.
