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La microbrasserie Alchimiste démocratise la bière artisanale au Québec

Alchimiste : microbrasserie québécoise

Il n’y a pas que la France qui est secouée par la vague de la bière artisanale ! Au Québec, Alchimiste démocratise depuis quinze ans la microbrasserie avec des références originales telles que l’Eisbock, une « bière de glace ».

Début mars, à Paris, la microbrasserie québécoise Alchimiste faisait découvrir l’Eisbock, une « bière de glace » qui détonne parmi sa gamme de quatorze références et dans l’univers brassicole. Créée en 2001, elle brasse chaque année 25.000 hectolitres à l’aide de 45 employés. Son directeur des ventes, François Gaumond, présente l’entreprise à Business & Marchés, et livre un nouveau regard sur la bière artisanale.

Comment Alchimiste se positionne-t-elle sur le marché québécois des microbrasseries?

Nous voulons démocratiser le monde de la microbrasserie. Ramener les consommateurs des grands brasseurs vers nous. Pour y arriver, on doit obligatoirement y aller avec des produits accessibles au goût et au coût.

De quelle manière le marché des microbrasseries est-il développé au Québec et au Canada, et accédez-vous facilement aux bars?

Le marché québécois des microbrasseries est en pleine effervescence avec de nouvelles demandes de permis sur une base quasi-hebdomadaire. La grande distribution est aussi dans le coup avec des sections complètes de bière artisanale. Pour le marché des bars et restaurants, c’est plus facile si on sort des grands centres comme Montréal où les grands brasseurs concentrent leurs efforts à grands coups de contrats d’exclusivité.

Quels principes vous guident pour élaborer vos recettes?

Chez nous, c’est la stabilité qui prévaut. Nous avons des bières dans notre portefeuille de marque dont les recettes n’ont pas été modifiées depuis leur lancement en 2001. Les recettes se veulent aussi accessible dans la lignée de notre positionnement.

En quoi consiste l’Eisbock, votre bière de glace?

Une Eisbock est une bière qui a subi un procédé de fermentation par le froid. Les levures vont travailler plus lentement, durant 8 semaines. Au bout du cycle de fermentation, lorsque la bière est retirée, la glace qui s’est formée dans la cuve y demeure. Le résultat est une bière extra forte, dont le volume d’alcool a doublé. La concentration en alcool et en arôme en est décuplée.

Quels sont vos objectifs de développement?

Nous regardons la possibilité de l’exportation, tout d’abord avec notre bière de glace afin de susciter la curiosité, et ensuite avec notre gamme régulière pour aller chercher de nouveaux adeptes de bières de microbrasseries.

L’abus d’alcool est dangereux pour la santé. A consommer avec modération.

A propos de l'auteur
Journaliste à L'Usine Nouvelle, j'édite Business & Marchés à titre personnel depuis 2007.
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