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Bannerman ubérise les gardes du corps

Bannerman : gardes du corps

La start-up américaine Bannerman applique le fonctionnement d’Uber aux gardes du corps, disponibles depuis une application mobile.

« A la demande, agréé et en continu » : ceci n’est pas le nouveau slogan de Netflix mais la promesse affichée par Bannerman, une société créée en 2014 aux Etats-Unis. Pour 35 dollars par heure (les tarifs peuvent être dégressifs), l’entreprise envoie à ses clients un garde du corps ou un agent de sécurité suite à une demande effectuée en deux minutes chrono, grâce à une application mobile. Bannerman reprend en tous points, et l’assume, le fonctionnement du service de véhicules avec chauffeur Uber : une réservation effectuée par smartphone, des agents géolocalisés…

« Un garde du corps ou plusieurs agents arriveront à l’adresse indiquée. Soyez libre de préciser sur place si vous avez des instructions supplémentaires. Une fois la réservation terminée, votre carte de crédit sera débitée et vous serez en mesure d’évaluer la prestation après l’expérience », précise l’entreprise, qui opère pour l’heure dans quatre villes. Composée de 20 personnes, la start-up s’appuie sur une flotte d’agents indépendants, dont le passé est minutieusement contrôlé et qui doivent disposer des certifications nécessaires pour pouvoir exercer. Bannerman s’assure également de la ponctualité de ces derniers lors des rendez-vous.

Visant un spectre de prestations délibérément large (sécurité des biens et des personnes, protection rapprochée, événements…), la société recommande même à ses clients de prévoir à un agent pour 75 personnes, en mettant en avant la facilité de réservation pour favoriser le recours à ses services. Si la présence des agents se prolonge au-delà de la durée initialement prévue, Bannerman applique le même taux horaire qu’à la normale. Des grands comptes tels que Spotify font régulièrement appel à ses services, tandis que le nombre de villes dans lesquelles la start-up exerce est amené à croître.

A propos de l'auteur
Journaliste à L'Usine Nouvelle, j'édite Business & Marchés à titre personnel depuis 2007.
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