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BAR — À Paris, au sein de l’hôtel Maison Champs-Élysées, Frivole resserre sa carte de cocktails autour de trois catégories

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Le bar-restaurant Frivole, installé au sein de l’hôtel Maison Champs-Élysées, a entièrement refondu sa carte de cocktails fin avril 2026. Sept recettes, réparties en trois catégories, composent désormais une offre plus lisible, couronnée par un cocktail premium à base d’Octomore.

Ouvert en juin 2025 au sein de l’hôtel Maison Champs-Élysées (5 étoiles, 130 chambres), piloté par le groupe Centaurus, le bar-restaurant Frivole a entièrement refondu ses menus fin avril 2026. L’établissement avait fait le pari de casser les codes de la restauration d’hôtel, avec un vaste espace bar, un restaurant doté d’une belle terrasse intérieure, ainsi qu’une salle dédiée au cognac.

D’emblée, en s’accoudant au bar, le changement de cap sur la carte des cocktails saute aux yeux. «Le menu est plus classique», résume Ulysse Le Roux, barman. La carte devient plus lisible, avec sept recettes réparties en trois catégories. D’un côté, les cocktails festifs : quatre recettes faciles à déguster, dont un cocktail à base de Ricard. De l’autre, la catégorie Mixo, avec deux cocktails plus travaillés, parmi lesquels l’Asparagus Martini et le Peanut Temptation, à base de rhum Flor de Cana 18 ans, de porto rouge et d’un sirop de beurre de cacahuète. Enfin, comme lors de la première carte conçue en collaboration avec le whisky WhistlePig, un cocktail premium reste à la carte.

Des cocktails festifs pensés pour l’été

Cocktail Carreau provençal - Bar à cocktails Frivole (Paris 8ème)
Carreau provençal

Dans la catégorie festive, le Carreau Provençal (19 euros) se compose de mezcal Del Maguey, de Ricard, d’un sirop d’estragon, de citron vert et de tonic Fever Tree. Au nez, ce long drink impressionne par des arômes anisés très expressifs, portés par le Ricard. En bouche, l’attaque est végétale sur l’estragon; l’allongé du drink surprend, tout comme la persistance du pastis. Le mezcal, lui, apporte du gras et de la gourmandise, tout en restant discret dans ce cocktail taillé pour la saison chaude. La finale est fraîche et légèrement acide.

La catégorie Mixo, plus technique

Peanut Temptation - Bar à cocktails Frivole (Paris 8ème)
Peanut Temptation

Au prix de 24 euros, le Peanut Temptation se compose de rhum Flor de Cana 18 ans, d’un porto rouge Ramos Pinto «frais et jeune» et d’un oléo-saccharum alliant beurre de cacahuète et peau de banane. Au nez, le cocktail est puissant, marqué par le porto et la banane. En bouche, il se révèle très rond et fumé, avec beaucoup d’onctuosité — un cocktail réservé aux amateurs. «Les prix sont plus élevés pour les cocktails mixo, parce qu’on prend plus de temps à les travailler», explique Thibaud Sauvet, le bar manager de Frivole. «Nous voulions, avec le Peanut Temptation, faire un rhum old fashioned pour l’été. Il contrebalance les autres cocktails de la carte. Le rhum 18 ans a un beau vieillissement, poussé par le porto jeune, qui forme un duo magnifique.» La finale, orangée, rappelle celle d’un old fashioned traditionnel. «On travaille autour des arômes du spiritueux», poursuit Thibaud Sauvet. Le beurre de cacahuète apporte un côté pâtissier, avec aussi des notes boisées.

Aspargus Martini - Bar à cocktails Frivole (Paris 8ème)
Aspargus Martini

Toujours dans la catégorie Mixo, l’Aspargus Martini repose sur un gin Acrobate, distribué par Les Bienheureux, fatwashé à l’asperge vinaigrette. «On prend les bottes, on coupe les têtes, on met le corps de l’asperge et le gin au congélateur avant de filtrer, détaille Théo, barman. Du vermouth blanc, Quintinye Royal, complète la recette. La moutarde apporte de l’épaisseur, cela rend le cocktail plus rond», poursuit Théo. Le gin a des notes de fruits exotiques.» Le résultat est un cocktail très légumier, au nez vinaigré et rond, qui surprend d’emblée. «L’entrée classique d’un restaurant, c’est l’asperge vinaigrette», rappelle le barman, qui a voulu, avec son équipe, rendre hommage à l’un des classiques de la cuisine française. La finale du cocktail est sèche, tandis que le Quintinye Royal apporte densité et complexité à cette recette résolument surprenante. «Ce cocktail est fait pour surprendre», résume Théo.

Un cocktail premium autour de l’Octomore

À 50 euros, le cocktail premium Vice d’amande se compose d’Octomore 14.3, le whisky le plus tourbé au monde, produit par la distillerie Bruichladdich, associé à du vin de Noix de la Saint-Jean et à de l’amaretto Adriatico. «On a l’Amaretto pour le sucre, la rondeur», détaille Thibaud Sauvet. «La Noix de la Saint-Jean apporte le côté amer, fruit à coque. L’Octomore est ultra tourbé, mais la tourbe reste délicate, même avec le whisky le plus tourbé au monde.» Fruits à coque, bois et tourbe s’entremêlent, sous une cerise Amarena posée de façon classique. Au nez, le whisky prend le dessus d’emblée — mieux vaut aimer la tourbe. En bouche, le cocktail se révèle chocolaté, tourbé, porté sur la noix, avant une finale fruitée apportée par le porto. «Le menu est plus construit», conclut Thibaud à propos de la carte, qui fera l’objet de nouvelles évolutions lors de la prochaine saison.

8 rue Jean Goujon, 75008 Paris
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Journaliste dans la presse professionnelle, j'édite Business & Marchés à titre personnel depuis 2007.
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