À Paris, un an après l’ouverture du Grand Café au sein du Grand Palais, le bar de réorganise sa direction. L’équipe propose aussi une carte structurée entre classiques revisités et créations originales.
Il y a du nouveau au Grand Café. Depuis la réouverture du Grand Palais (Paris 8ème) en mai 2025, cet élégant lieu, qui combine un restaurant et un bar, se déploie en majesté dans le célèbre bâtiment. Après une première année en consulting avec Colin Field, le bar a changé de management en mai 2026. Francis Gerard Carag, ancien manager innovation chez Giffard, a été nommé chef barman.
Pour sa part, Jean-Marc Pothier a été nommé directeur des bars du groupe Loulou, un ensemble de restaurants à Paris et sur la Côte d’Azur, dont Barrière est l’actionnaire majoritaire. “Nous essayons de faire en sorte que le bar soit un lieu et une destination à part entière. Nous parvenons à avoir aussi bien des commandes qui émanent du restaurant que directement passées pour la partie bar”, explique-t-il à propos des changements qui viennent d’être opérés.
Avec son emplacement stratégique en bas des Champs-Elysées, son atmosphère feutrée, sa très belle décoration et son approche inspirée des codes de l’hôtellerie, l’établissement peut sans aucun doute aller titiller les bars des palaces tout proches. Les prix sont légèrement plus bas, à 26 euros environ le cocktail. Six bartenders et un chef barman composent l’effectif.
Au bar du Grand Café, des classiques revisités
La carte a été revue, avec d’une part les “classiques modernes”, six cocktails classiques revisités : “nous avons une clientèle internationale qui les recherche, et nous avons intégré certains ingrédients français, sans être chauvins”. D’autre part, six créations nommées en hommage aux espaces du Grand Palais. Trois recettes sans alcools complètent l’offre, ainsi qu’une sélection de spiritueux, dont une large carte de whiskies et des alcools de la distillerie vendéenne Vrignaud.

“Notre carte célèbre les grands classiques qui ont traversé les époques. Notre équipe de bar les revisite avec justesse, sans jamais trahir leur âme, en y insufflant la sensibilité et l’audace de notre temps”, narre l’équipe du bar à propos des “classiques modernes”. Ainsi, la revisite de l’espresso martini, le Grand Café, se compose de liqueur de café Kamok, d’un espresso et de calvados à la place de la vodka. D’apparence classique, le cocktail se distingue au nez par des arômes de pomme, apportés par le calvados, en plus de la prédominance du café. En bouche, le drink est moelleux, et accorde une belle place à la puissance de l’alcool, de manière inattendue dans un espresso martini.
Des créations originales inspirées du Grand Palais

Du côté des créations, les bartenders nous guident vers le Verrière royale, un twist de French 75 (London dry gin, jus de citron jaune, sirop de sucre, champagne) avec du gin Monkey 47, de la liqueur de bergamote Italicus, un cordial de pandan et du champagne (Moet & Chandon) servi en top. Le nez est incroyable : les arômes de bergamote prennent le dessus et se mêlent à la fraîcheur du champagne, que l’on attend dans un French 75. En bouche, le cocktail est onctueux et assez riche.

Autre coup de cœur, le Dôme de lumière : “un twist de pornstar en changeant la technique, en étant plus léger, et en détournant le shot grâce à l’espuma de champagne”, décrit Alissa, bartender. La recette : vodka Belvédère, liqueur de fruit de la passion Chinola, concentré de passion Alain Milliat, sirop de vanille, citron. La clarification est effectuée au lait de coco. Le milk punch est très fruité, accordant une large place à la passion. La fraîcheur de la vodka arrive dans un second temps, avant une finale douce, sur la coco. A découvrir au fil d’une balade entre les Champs-Elysées et les Invalides, ou entre deux expositions, même si le volume musical est un peu élevé.
1 place Clémenceau, 75008 Paris
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