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«Le bag-in-box n’est pas réservé aux vins de piètre qualité!»

Ancien responsable commercial dans l’événementiel, Vincent Baverel a lancé Let it Bib, une gamme de vins en bag-in-box destinée à revaloriser l’image de ce conditionnement.

Pourquoi avez-vous souhaité lancer une gamme de vins en bag-in-box ?

Pour être exact, la seule chose qui m’intéresse, c’est de développer une gamme de vins vivants en bag-in-box, et rien d’autre, car je ne bois et ne connais que les vins naturels. La première raison à cela, c’est que j’en ai cherchés à Paris et au-delà, et que je n’en ai pas trouvés; ou alors le choix était extrêmement restreint… La seconde, c’est qu’après avoir enfin trouvé un caviste en ligne qui acceptait de m’en expédier, j’ai sollicité une dizaine d’amis pour mutualiser les frais de port, et à notre troisième commande, je me suis retrouvé avec 72 bags-in-box dans mon salon… Et enfin la troisième raison, c’est que j’étais en pleine réflexion personnelle sur mes dix prochaines années. Avec ces 72 BIB, j’avais la réponse sous les yeux.

Quels sont les freins actuels au développement du conditionnement BIB auprès des consommateurs ?

Avec plus de 30% de parts de marché du vin en France (70% dans les pays scandinaves et 50% en Allemagne) et une progression constante depuis 30 ans, on ne peut pas dire que le BIB soit freiné dans son développement. Mais ce ne sont pas les meilleurs vins qui en bénéficient le plus. Pourtant, le conditionnement en bag-in-box est adapté à la consommation de vins «dits» plus fragiles comme les vins naturels (ses qualités organoleptiques sont garanties 6 à 8 semaines après ouverture), et contribue à un développement plus durable. La raison principale de ce paradoxe s’explique à mon sens par le fait que la grande distribution, avec ses kilomètres de linéaires de vins en BIB de piètre qualité, a brouillé le message. Donc oui, des doutes existent, persistent… Mais ils ne sont pas insurmontables, pour peu que l’on traite le BIB avec le même respect, la même envie et le même sérieux que la bouteille.

De quelle manière avez-vous sourcé les vins proposés ?

J’ai dégusté un maximum de vins à l’occasion des nombreux événements, petits ou grands, organisés autour des vins vivants : Millésime Bio (surtout le off!), La Dive, La Levée de la Loire, Le Nez dans le verre… Et aussi en sillonnant nos belles régions de France, bien sûr, car c’est souvent dans ces occasions que les plus belles rencontres se font. Nous ne proposons que des vins que nous avons vraiment goûtés et vraiment aimés; de vigneron(ne)s que nous avons vraiment rencontré(e)s… et vraiment aimé(e)s aussi.

Comment vous adressez-vous aux professionnels de l’hôtellerie-restauration ?

Je réponds à leurs sollicitations avec grand plaisir, au cas par cas, mais je ne suis pas pour les démarcher à plus grande échelle. C’est une des grandes étapes à l’étude pour le développement de Let it Bib.

L’abus d’alcool est dangereux pour la santé. A consommer avec modération.

Publié dansEconomieEntreprises