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La bière artisanale prend ses quartiers d’été à l’est de Paris

Les Trois 8, bar spécialisé dans la bière artisanale, joue sa carte estivale au Bistrot Blanc Bec, avec quatre brasseries, dans le quartier parisien de Ménilmontant.

Après deux années passées à Saint-Ouen (Seine-Saint-Denis), l’équipe des Trois 8, bar spécialisé dans la bière artisanale du 20ème arrondissement de Paris, a traversé la rue Victor Letalle pour proposer une nouvelle édition de son Summer Camp au Bistrot Blanc Bec. « Nous avons repris le lieu il y a deux ans et demi, autour de la bistronomie. Après cette période de voisinage, nous avons décidé de collaborer. Habituellement, nous proposons quatre plats, quatre entrées, quatre desserts qui changent très régulièrement. On accueille le Summer Camp car cela permet de créer des ponts entre les deux établissements. Il y a des clients des Trois 8 qui n’osent pas venir nous voir ! Nous proposons en août une carte de tapas, que nous servons en face », explique le cogérant du Bistrot Blanc Bec, Jeff Daveu (à droite sur la photo).

Cette année, Les Trois 8 ont orchestré leur planning estival avec quatre brasseries franciliennes différentes (Brasserie du Grand Paris, Brasserie de l’Etre, Outland, Deck & Donohue), qui organisent trois événements par semaine. « On essaie d’animer l’été, où l’on reste ouvert. Il y a pas mal de touristes, car nous sommes bien référencés dans les guides », ajoute le gérant des Trois 8, Julien Tisserand (à gauche sur la photo). La Brasserie du Grand Paris (Saint-Denis) a lancé son IPA, le Grand Pari ; a proposé une soirée avec un hop-rocket (un récipient, placé entre le fût et la tireuse avec des copeaux de rhum, de la vanille, de la cannelle… aromatise la bière) avec une imperial stout ; ainsi que des casks. La Brasserie de l’Etre a organisé une soirée déguisée autour de sa bière Feond. Deck & Donohue (Montreuil) assure en dernière semaine quatre événements (Summer of Hops avec une playlist autour des cinquante ans du Summer of Love, une soirée amer bière avec Audemus, et une bière de saison en collaboration avec l’Auberge de Chassignol en Auvergne). Une session IPA sera lancée.

Outland à l’honneur

Outland (Fontenay-sous-Bois) a pour sa part proposé une soirée autour de sa pale ale Tasty (3,8%). « On a fait un Tasty Panach’ et un hop-rocket. Nous avons aussi fait un tournoi de corn hole, où il faut lancer un sac de  mais dans un trou, puis une soirée cinéma avec «Repoman», un film punk à l’origine des étiquettes d’Outland et la série «The Wire», à l’origine de l’étiquette de l’IPA Murica », complète Julien Tisserand, qui assure aussi la gérance d’Outland Bar, dans le 11ème arrondissement de Paris. « En six mois, cela se passe très bien. On vient d’embaucher un responsable de bar. Nous avons toujours huit bières Outland à la pression sur les douze becs. On fait varier le reste de la carte, complémentaire de la gamme Outland. Le bar touche un public que l’on est en train de créer, qui ne connait pas forcément la brasserie. On a les gens du 11ème, de la bière, des réseaux sociaux… La bière artisanale intéresse, et les produits sont appréciés. Le bar est la vitrine de la brasserie. »

«Nous essayons de sortir de la bière extrême»

Aux avant-postes de la scène craft, Julien Tisserand observe « qu’il y a beaucoup de brasseries naissantes : La P’tite Maiz’ s’est installée, il y a La Dilettante en Bretagne, Iron dans le Tarn-et-Garonne… On aime bien aussi travailler avec des brasseries étrangères (Fano au Danemark, Wild Beer Co en Angleterre), et de plus en plus avec  les brasseries franciliennes et, parfois, belges comme De Ranke. On remarque que les bières sont de plus en plus originales, vieillies en barrique… Nous essayons, aux Trois 8, de sortir de la bière «extrême» : nous sélectionnons quelques imperial stout, mais surtout de bonnes lager ou pils, de bonnes sour avec un taux d’alcool pas trop important. Chercher des perles rares, c’est notre travail de bar à bière avec des styles différents, tout en restant accessibles. »

Publié dansEconomieEntreprisesServices