ÉconomieEntreprises

Start-up: Cambusier fête deux ans de travail sur la liqueur

2 min de lecture
Cambusier - Start-up liqueurs artisanales des régions françaises

Cambusier propose une liqueur artisanale par région française. La start-up vient de fêter son deuxième anniversaire.

Joyeux anniversaire Cambusier ! La start-up, qui ambitionne de remettre au goût du jour grâce à l’élaboration, avec des partenaires, d’un produit dans chaque région de France, a fêté ses deux ans en juin à Paris.  L’équipe originaire de Nancy (Lorraine) a emménagé depuis plusieurs mois dans une pépinière d’entreprises du 11ème arrondissement afin de se rapprocher de ses clients.

« Lorsque nous avons démarré, nous n’avions pas les codes du secteur, mais cela nous a permis d’aborder le marché différemment », s’amuse Théo Asknari-Moog, cofondateur et directeur général, passé par plusieurs postes dans l’agroalimentaire. Son associé, Martin Smodis, s’est pour sa part consacré d’emblée à plein temps au projet après plusieurs expériences dans l’audit et la finance d’entreprise.

Un fort développement dans les bars

Douze liqueurs figurent aujourd’hui dans le portefeuille de Cambusier : genièvre (Hauts-de-France), pomme (Normandie), violette (Occitanie), citron de Menton (Provence-Alpes-Côte d’Azur), fraise de Plougastel (Bretagne), génepi (Auvergne-Rhône-Alpes), prunelle (Nouvelle-Aquitaine), framboise (Centre-Val-de-Loire), myrte (Corse), coing (Pays de la Loire) et une crème de cassis (Bourgogne-Franche-Comté).

La région Grand-Est a fait office de déclencheur. « La liqueur de mirabelle tombait dans l’oubli, alors que le cocktail enregistrait une forte croissance », se remémore Théo Asknari-Moog. Un an et demi de travail a été nécessaire avant d’aboutir au premier produit. « Il faut remettre la liqueur à l’esprit du public. Nous ne pensions pas qu’il serait si difficile de trouver un distributeur ! Nous étions perçus comme un ovni », poursuit Martin Smodis.

300 établissements (75% CHR, 25% cavistes) référencent désormais les liqueurs artisanales de Cambusier, parmi lesquels certains hôtels Barrière, Relais et Châteaux, Marriott, Radisson Blu, le Martinez à Cannes ou le Peninsula à Paris, et Lafayette Gourmet en retail. Agathe Théveneau, brand ambassador, et Romain Gambard, directeur commercial, ont œuvré pour développer la présence de la marque. Fabrice Sommier, meilleur ouvrier de France sommellerie, en poste chez Georges Blanc, Christophe Davoine, MOF barman, et le chef cuisinier Christian Le Squer accompagnent l’équipe en tant que consultants.

Cocktails aux liqueurs Cambusier

Frappé Cambusier

Le frappé, un cocktail original proposé au Off Paris Seine.

Des nouveautés à venir

La treizième liqueur, produite en Ile-de-France, sera prochainement lancée. Dans l’intervalle, une incursion dans le domaine de l’apéritif sera réalisée. Pour l’heure, le cocktail ¼ liqueur et ¾ tonic ou ginger beer est recommandé. « Nous devons couvrir tous les instants de consommation », estiment les deux entrepreneurs, qui viennent de terminer une nouvelle campagne de financement participatif.

L’abus d’alcool est dangereux pour la santé. A consommer avec modération.

2800 articles

A propos de l'auteur
Journaliste dans la presse professionnelle, j'édite Business & Marchés à titre personnel depuis 2007.
Articles
A lire également
La sélection de la rédaction

Whisky : 5 nouveautés à découvrir pour renouveler votre cave cet été

Focus sur 5 nouveaux whiskies disponibles en ce printemps 2024, signés Compass Box, Castan, Ninkasi, Stauning et Ardnamurchan, distribués par La Maison du Whisky et par Dugas.
EntreprisesIndustrie

Armin étoffe sa gamme d'armagnacs et ses déclinaisons en cocktails

La start-up Armin, qui s’attèle à refaire découvrir l’armagnac depuis quatre ans, change ses étiquettes, et accentue sa stratégie cocktails.
EntreprisesIndustrie

"Les consommateurs s'intéressent au café de spécialité, qui peut aussi se développer en CHR", souligne David Serruys, du Collectif café

Les chiffres du café de spécialité restent encore peu connus en France : 800 torréfacteurs traditionnels, 4000 coffee shops. David Serruys, président du Collectif café, décrypte les enjeux de ce marché.

Recevez nos prochains articles par e-mail

Abonnez-vous à notre newsletter