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Squadron 303, une nouvelle vodka premium chargée d’histoire

La nouvelle vodka Squadron 303 s’inspire de l’histoire d’une escadrille polonaise de la Royal Air Force. Le produit s’adresse aux amateurs de spiritueux et aux professionnels du bar, invités à s’en emparer.

En octobre, la vodka Squadron 303 partira à l’assaut des amateurs de spiritueux, à travers des revendeurs spécialisés et une «escadrille» de barmans prêts à faire découvrir leurs cocktails. Lancée par deux anciens publicitaires, cette «vodka gastronomique» s’appuie sur une histoire forte, celle de la 303ème escadrille de chasse polonaise, dont les pilotes ont pris part à la Royal Air Force durant la Seconde guerre mondiale. Accompagné d’Hugues Cholez, directeur général de la 303, le président de l’entreprise, Franck Botbol, président de l’entreprise, présente ce nouveau produit à Business & Marchés.

Franck Botbol et Hugues Choez
Franck Botbol et Hugues Cholez

Pourquoi avez-vous choisi de lancer une vodka autour de l’univers du Squadron 303?

Franck Botbol — Je suis passionné par l’aviation, et Hugues par la vodka. Nous sommes associés depuis quinze ans dans l’univers de la publicité. J’ai une collection personnelle d’objets de pilotes – la Royal Air Force me passionne. Un jour, j’ai découvert l’histoire du Squadron 303. Il s’agit d’une escadrille de pilotes polonais qui, en 1939, prennent le ciel pour rejoindre les côtes anglaises suite à l’invasion de leur pays. Ils ont alors formé une escadrille de pilotes volontaires pour continuer le combat. Ils sont devenus des as : c’est l’escadrille qui a eu le plus de victoires aériennes de la RAF de la Seconde guerre mondiale. Dans les fermes où ils étaient hébergés, ils distillaient leur propre vodka, qu’ils versaient dans leurs flasques. Après chaque vol, ils célébraient le fait d’être toujours en vie, et leurs victoires en l’air. Ils chargeaient notamment de la vodka dans des réservoirs supplémentaires.

Comment cette histoire a-t-elle inspiré le produit lancé aujourd’hui?

A partir de cette histoire, nous avons fédéré des gens qui ont un savoir-faire  en matière de packaging et de spiritueux. Baptiste Massé, designer, a ainsi réalisé la bouteille (photo de couverture), inspirée de la flasque du commandant de l’escadrille. Pour la fabrication de la vodka, nous nous sommes rendus dans le comté anglais du Cambridgeshire, où nous avons trouvé un distillateur, John Walters, qui connaissait très bien le Squadron 303. Cette région protégeait Londres pendant la Seconde guerre mondiale. Le verre est pour sa part fabriqué dans l’usine de flasques de Lancaster. A chaque fois, l’histoire nous suit : l’usine de verre a été rachetée par des Allemands, et le père du patron de l’usine était pilote de la Royal Air Force. Quant aux approvisionnements, n’y avait plus de grains en 1940. La vodka était distillée une seule fois, à partir de pomme de terre. Aujourd’hui, distiller de la vodka en une seule fois est une réelle performance technique.

Comment êtes-vous passés de la publicité à l’univers des spiritueux?

La 303 est formée par cinq associés, dont Baptiste Macé, designer, Alain Camagie, qui travaille dans la pâtisserie de luxe, et  William Tierney, commandant de l’armée irlandaise à la retraite. La 303 est une vodka anglaise, comme le prouve la mention «Originally distilled in England by Polish heroes». Les statuts de l’entreprise ont été déposés en avril. Nous avons travaillé depuis deux ans sur le projet (R&D, conception, élaboration, sourcing, développement) parallèlement à nos activités professionnelles, symboliquement arrêtées en le 30/03. L’aventure continue depuis avril à plein temps.

«Une vodka gastronomique destinée aux amateurs de spiritueux»

De quelle manière Squadron 303 se différencie sur le marché de la vodka?

De nombreuses personnes apprécient les spiritueux, moins consommés mais mieux. Les gens sont intéressés par les histoires, la nôtre n’est pas un coup de marketing. Par exemple, nos caisses de transport sont les caisses de munitions dans lesquelles les bouteilles étaient stockées. En bouche, notre produit a une attaque très légère, et un kick très fort. Nous souhaitions élaborer un produit complètement gustatif. On ne va pas s’adresser à une cible qui cherche à s’alcooliser, mais à une cible qui va se faire plaisir chez son caviste. Squadron 303 doit apporter un kick gustatif.

Comment êtes-vous distribués?

Nous sommes distribués, en France, par la maison Dugas. Nous sommes référencés chez des cavistes premium, qui ont une vraie expérience dans les spiritueux et qui vont porter l’histoire. Nous sommes également distribués en Angleterre – nous sommes une marque anglaise distribuée en France, avec une entreprise dans chacun des pays. Nous affectionnons aussi les bars d’hôtels, dont notre histoire leur correspond bien. Tous les hôtels qui nous référencent ont été démarchés en direct, auprès des barmans.

De quelle manière Squadron 303 accompagne l’essor de la mixologie?

Nous créons une «escadrille» de barman qui, à partir de notre vodka, réalisent des cocktails. Pour rentrer dans l’escadrille, il faut être validé par les autres pilotes barmans. Nous aurons douze cocktails conçus par des barmans en poste, et tous les ans, nous produisons une «cuvée aérienne», comme le faisaient les pilotes à l’époque, en partenariat avec un atelier qui restaure des avions. Il s’agit d’une série ultra-limitée de 50 bouteilles, offertes aux amis de la marque. Nous irons déguster nos cocktails sur la base aérienne d’Oxford!

L’abus d’alcool est dangereux pour la santé. A consommer avec modération.

Publié dansEconomieEntreprisesIndustrie