La nuit change de visage : moins de discothèques, plus de restaurants festifs, des habitudes de consommation qui évoluent. Basée dans le Var et à l’approche de ses dix ans, Optimale Sécurité observe cette mutation au quotidien — tout en élargissant son activité vers le commerce.
Implantée à Draguignan (Var), Optimale Sécurité s’apprête à franchir le cap des dix ans d’activité. Dirigée par Maxime Dumontet, cette entreprise de sécurité privée adapte son organisation aux variations saisonnières. Ses effectifs évoluent d’une dizaine de salariés en basse saison à une fourchette comprise entre 15 et 20 agents durant l’été, période durant laquelle la structure intervient sur le littoral avant de redéployer une partie de ses activités vers les stations alpines durant l’hiver.
Spécialisée historiquement dans l’encadrement nocturne — «Nous sommes très contents de travailler la nuit, c’est notre cœur de métier», rappelle le dirigeant —, l’entreprise constate une transformation structurelle de son marché. «Le milieu de la nuit se perd», observe Maxime, qui note la baisse du nombre de discothèques au profit d’un essor des restaurants festifs.
Une clientèle qui change, des comportements qui évoluent
Depuis février 2025, la société assure notamment la sécurité d’un bar de nuit de la côte varoise, ouvert jusqu’à 6 heures du matin selon des modalités proches de celles d’une discothèque. Il est situé en pleine ville, près de la plage. Les interventions y connaissent un pic entre 2h30 et 3 heures du matin, avant une vigilance particulière lors du retour des clients sur la voie publique, à l’heure de la fermeture : «à la sortie, il faut parfoid leur faire prendre conscience de l’environnement dans lequel ils sont», explique le manager.
Plus globalement, sur le terrain, les agents font état de mutations comportementales attribuées aux évolutions des consommations. La présence de produits stupéfiants, principalement de la cocaïne, s’est accentuée au cours des deux à trois dernières années, touchant l’ensemble des catégories sociales, en zone urbaine, littorale ou de montagne, observent-ils.
Le commerce, secteur aussi tendu que la nuit
Parallèlement à la nuit, la société de sécurité privée a étendu ses prestations à la surveillance de piscines de copropriétés durant la saison estivale, ainsi qu’au secteur du commerce, notamment auprès de magasins d’articles de sport.
L’activité commerciale de jour présente un niveau de complexité jugé équivalent, voire supérieur par endroits, à celui des établissements nocturnes. La recrudescence des tentatives de vol dans les enseignes sportives génère des incivilités et des interventions quotidiennes pour les agents positionnés en magasin. Un constat résumé directement par Maxime. «J’ai plus de problèmes dans le commerce que dans certains établissements de nuit», constate-t-il.
Par ailleurs, face au volume important de candidatures dans un secteur qui recrute en nombre, la direction indique avoir renforcé le contrôle du profil des agents :«Nous devons être de plus en plus vigilants quant aux personnes que nous recrutons».
