Maxime Dumontet et Julien - Optimale Sécurité - Société de sécurité à Draguignan - Bar de nuit Calypso, à Fréjus
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Bars de nuit et discothèques : comment les agents de sécurité s’adaptent aux nouveaux comportements

2 min de lecture

Dans les établissements de nuit, les clients tendent à devenir plus exigeants et parfois moins réceptifs. Gestion des flux, psychologie, recrutement : focus sur les enjeux avec l’équipe de Maxime Dumontet, d’Optimale Sécurité, dans le Var.

Un soir de la fin du mois d’août, 23h30. Au Calypso, un bar de nuit ouvert au printemps 2025 à proximité de la plage de Fréjus (Var), la terrasse est pleine, avant que la salle ne se remplisse jusqu’à 6 heures du matin. Parmi les trois agents de sécurité présents, on retrouve Julien, qui officie régulièrement dans l’établissement (à droite sur la photo), et Maxime Dumontet, le fondateur d’Optimale Sécurité, la société en charge de cette mission. “La nuit, la consommation d’alcool fait que le job peut être plus ou moins dangereux, que ce soit dans un bar, en discothèque ou au restaurant”, observe le chef d’entreprise.

“Au restaurant, les gens viennent pour se détendre; en bar, ils démarrent la soirée ou la finissent; en discothèque, il leur arrive d’être déjà éméchés”, souligne Maxime Dumontet. Fin observateur du milieu de la nuit, puisqu’il travaille depuis seize ans dans le secteur, le chef d’entreprise âgé de 34 ans, qui a créé sa structure en 2017 à Draguignan (Var), indique que, depuis le Covid, le comportement des clients des établissements a changé : “les gens veulent rentabiliser leur soirée. Ils ont aussi tendance à être de moins en moins à l’écoute.”

“Il ne faut pas se fier aux habitudes, et miser sur l’accueil”

Les agents de sécurité doivent s’adapter. “Il ne faut jamais se fier à la personne que l’on a en face de soi : cela peut très bien se passer les dix premières fois, et moins la onzième. Notre job implique beaucoup de psychologie et de relationnel”, précise Maxime Dumontet.

Dans un bar de nuit, le manager préconise d’avoir au moins deux agents, un posté à la porte et l’autre en salle. “A la porte, l’accueil doit être courtois, malgré la décision qui sera prise. Cela arrive de se faire insulter, même si c’est rare. Nous devons jouer sur la manière de parler, l’intonation… L’objectif est vraiment de miser sur l’accueil, et aussi de rassurer les clients”, poursuit-il. En salle, place à l’observation et à l’écoute. En bar ou en discothèque, la période la plus critique se situe entre 3h et 6h du matin.

Pour ce faire, les agents “doivent rester calmes, être intègres mentalement, être physiquement prêts et avoir un minimum de self-défense”, décrit Maxime Dumontet, qui rappelle volontiers que ce travail de nuit “est un métier passion”. Le cadre réglementaire change par ailleurs souvent, ce qui oblige à s’adapter, ajoute le dirigeant.

Des terrains différents selon les saisons

En plus des établissements dans lesquels les équipes sont présentes à l’année, Optimale Sécurité voit son effectif varier selon les saisons, de 5 à 10 personnes l’hiver et jusqu’au double durant l’été. L’hiver, les stations de ski, par exemple dans les Hautes-Alpes, sont un terrain de jeu privilégié pour l’entreprise, tandis que la Côte d’Azur draine davantage d’activité durant l’été, avec des bars, discothèques, restaurants, villas ou événements.

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Journaliste dans la presse professionnelle, j'édite Business & Marchés à titre personnel depuis 2007.
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