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Le saké part à l’assaut des consommateurs français

Les marques de saké multiplient les initiatives pour séduire les consommateurs français et européens, avec des produits toujours plus diversifiés.

« Il y a un réel travail à effectuer pour expliquer ce qu’est le saké et répondre ainsi à l’engouement actuel », expliquait, fin août, à Business & Marchés le créateur du salon du saké et des boissons japonaises, Sylvain Huet. La deuxième édition de cet événement s’est déroulée le 31 octobre et le 1er novembre, à Paris, en présence de 2700 visiteurs, avec l’objectif de permettre « à de nombreux petits producteurs, ainsi qu’aux grandes régions de sakés, de faire connaître leurs produits sur les marchés français et européens ».

Nombreuses sont les entreprises qui innovent ou qui misent certains marchés spécifiques, à l’image d’Heavensake. Premier saké franco-japonais, cette boisson a été imaginée par le chef des caves de la maison Piper-Heidsieck, Régis Camus. Lancé au cours du premier trimestre 2016, il ciblera les cafés-hôtels-restaurants et les discothèques avec une bouteille haut de gamme à 120 euros, suivie d’une version commercialisée au prix de 40 euros. « Il faut éduquer le palais des Français au saké », indique la marque.

Offrir une large palette de goûts et de couleurs…

Dans la région de Kobé, Akashi-Tai produit pour sa part des sakés depuis plus de 140 ans. Ses produits sont disponibles en France depuis la rentrée, par l’intermédiaire de Marussia Beverages. La société mise notamment sur un saké infusé à l’alcool de prune pour séduire  le palais des Français, le Shiraume Ginjo Umeshu. Le Junmai Sparkling vise quant à lui une cible plus large, « en s’apparentant davantage à une boisson pétillante ». Composé d’un riz n’ayant pas été poli, le Genmai Yemadanishki arbore une couleur jaune tout aussi surprenante.

Ayant adopté pour devise le triptyque « santé, recherche et développement, rafraichissement », Gekkeikan, qui produit du saké depuis 1637, se distingue par des produits « délibérément légers », avec des teneurs en alcool se rapprochant davantage du vin que des boissons distillées. Surfant sur l’engouement pour de nouvelles saveurs, à l’instar des acteurs de la bière artisanale, l’entreprise a développé un process de micro-filtrage permettant de mettre le saké en bouteille directement après sa fermentation, sans pasteurisation. Gekkeikan figure parmi les premiers producteurs de saké au Japon.

… et innover

Les autres boissons japonaises ne sont, elles aussi, pas à l’écart de cette opération séduction réalisée auprès des consommateurs européens, comme en témoigne la gamme de bières artisanales de Coedo. Importées en France par Foodex, ces bières se distinguent, pour certaines d’entre elles, par la présence de patate douce, l’entreprise étant implantée dans la première région productrice de ce légume. La brasserie Kirin Ichiban a quant à elle crée en 2012 une nouvelle bière pression, la Frozen, présentant la particularité d’être surmontée d’une mousse givrée à moins 5 degrés, et de pouvoir se conserver fraîche durant 30 minutes. Même les boissons les plus anciennes peuvent être high-tech !

Publié dansEconomieEntreprisesIndustrie