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Restauration: Upper Burger se développe grâce au financement participatif

L’enseigne bordelaise de burgers gourmets Upper Burger a levé des fonds au moyen d’une plateforme de crowdlending. Son fondateur, Aurélien Gandré, témoigne.

Lancée à Bordeaux (Gironde) en décembre 2012, l’enseigne de burgers gourmets Upper Burger, qui compte trois établissements, a eu recours au financement participatif pour sa levée de fonds, de 30 K€. L’opération a été réalisée en moins de vingt jours sur la plateforme de crowdlending PretUp, qui propose aux particuliers d’apporter des fonds sous forme de prêt rémunéré. Le cofondateur d’Upper Burger, Aurélien Gandré, répond aux questions de Business & Marchés.

Pourquoi avez-vous opté pour le crowdlending dans le cadre de votre levée de fonds ?

Aurélien Gandré − Nous avons opté pour le crowdlending pour sortir des schémas et des acteurs traditionnels bancaires. Nous avions un besoin d’investissement très léger pour notre emplacement historique. Très proches des habitudes de consommation collaboratives, nous utilisons très régulièrement en tant que particuliers mais aussi professionnels, les services de start-up issus de l’économie collaborative. Nous avons donc décidé de nous associer à PretUp, plateforme de prêt participatif entre particuliers. Enfin, dans le cadre d’un prochain besoin en financement lié au développement global de la marque, cela nous permet de ne pas affecter notre capacité d’endettement bancaire.

De quelle manière avez-vous sensibilisé vos clients à cet enjeu économique ?

Contrairement à la pratique, nous avons choisi de ne pas communiquer auprès de nos clients ou proches. C’était une démarche réfléchie puisque nous souhaitions aussi tester le modèle et les bilans financiers en tant que tel sans faire rentrer d’affect. Les prêteurs devaient donc se déterminer sur un concept et des chiffres.

« Un développement en province, par segmentation »

Les projets de financement participatifs liés au burger sont nombreux; en quoi le votre se différencie-t-il ?

Nous ne nous sommes pas intéressés à l’existence ou non de projets de financement participatif liés au burger. Une chose est certaine, c’est que notre opération ne touchait pas à la stratégie de développement du groupe mais au financement d’un objectif concret, la rénovation de notre établissement historique. Nous voyons ce phénomène de crowdlending comme un moyen simple mais sûr lié à des besoins de micro-crédit pour des objectifs light et concrets.

Quel regard portez-vous sur le développement d’Upper Burger depuis son lancement ?

Upper Burger est une société jeune, autour d’un concept original (fast food de burgers gourmets, authentiques et 100% customisable) et d’une identité affirmée. En 2014, nous avons ouvert un deuxième établissement bordelais en fonds propres puis, en 2015, un établissement en franchise à Tours. Nous travaillons au développement en propre et en franchise avec le cabinet conseil en levée de fonds, Alienor Partners. Notre stratégie privilégie un développement par les villes de province par segmentation (dans le grand Ouest, puis la région Centre, puis le grand Est, etc.) avec un quadrillage très précis et très raisonné. C’est parce que je viens de Paris que je souhaite un autre modèle de développement géographique.

Publié dansEconomieEntreprisesMarchés et finance