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OptiMiam géolocalise les bons plans anti-gaspillage alimentaire

L’application mobile OptiMiam géolocalise les promotions proposées par les commerçants soucieux d’écouler leurs invendus alimentaires.

Lancée l’an dernier, l’application mobile OptiMiam – doublée d’un site web – propose à ses utilisateurs de géolocaliser les promotions proposées par des commerçants à proximité… sur des produits dont la date de péremption ou la fin de vente est proche ! Cette approche innovante du commerce alimentaire a déjà été récompensée à plusieurs reprises (E-Food, prix Emergence services de l’Ecole Polytechnique, etc.)

« L’idée de l’application OptiMiam est née en décembre 2013 à Paris. Alors que je faisais mes courses dans mon hypermarché habituel, j’ai été interpellée par un vendeur qui vendait ses sushis à -50%, à son initiative, pour éviter qu’ils ne soient jetés. J’ai trouvé cette initiative très intéressante et utile sauf que je n’enaurai jamais eu connaissance si je n’étais pas passé à côté de son stand », explique Raodath Aminou, CEO et co-fondatrice de la start-up basée au Kremlin-Bicêtre (Val-de-Marne).

« Avec mon background d’ingénieur, j’ai immédiatement pensé à un moyen digital pouvant permettre à ces commerçants, qui travaillent et vendent des produits frais et périssable, d’informer en temps-réel les consommateurs autour d’eux lorsqu’ils font des promos pour vendre à temps leurs excédents alimentaires », complète-t-elle.

Le trafic en magasin comme enjeu supplémentaire

Toutefois, comment convaincre les commerçants de communiquer sur leurs invendus ? « En proposant aux consommateurs à proximité de leur magasin des promotions flashs sur leurs excédents alimentaires, nous attirons du trafic en magasin pour que les commerçants vendent à temps leurs produits. Ceux-ci disposent d’une interface web (responsive sur PC, tablette, smartphone) via laquelle il saisit en 30 secondes une promotion avec une quantité et une durée limitée, puis la diffuse à notre communauté de consommateurs ».

Le modèle économique de la start-up est amené à évoluer. « Actuellement, le commerçant nous paye un forfait de 100 euros pour 6 mois de tests. Nous envisageons par la suite de prendre une commission sur chaque transaction réalisée sur l’application et ainsi proposer l’application gratuitement au commerçant. Nous souhaitons acquérir un grand nombre de commerçants sur l’application avec ce nouveau modèle économique. Notre objectif est de compter environ 3000 commerçants d’ici 2017 », espère la jeune entrepreneure.

A propos de l'auteur
Journaliste à L'Usine Nouvelle, j'édite Business & Marchés à titre personnel depuis 2007.
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