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Oh la la ! Les frères Trollet réveillent la Bastille avec un bar-hôtel

Julien Trollet, appuyé par son frère hôtelier, s’appuie sur son expérience dans les bars pour lancer Oh la la !, un bar et un hôtel, place de la Bastille à Paris.

Nous étions habitués aux bars qui se cachent dans les hôtels. Oh la la !, à l’angle de la rue de la Roquette et de la place de la Bastille, à Paris, joue la carte inverse : un bar de ville, qui revendique d’être moins intimidant qu’un bar d’hôtel, accueille les clients. Le comptoir fait office de réception. Il faut passer la porte d’une bibliothèque, accompagné par un des huit membres de l’équipe, pour accéder aux six étages et aux seize chambres, dont douze avec vue sur la célèbre place, qui achève son réaménagement. Des chambres insonorisées dans un environnement bouillonnant, mais qui bénéficie d’une situation stratégique.

Oh la la - Hôtel à Paris Bastille
L’entrée s’effectue par le bar.
Oh la la - Hôtel à Paris Bastille
L’hôtel est un speakeasy.

Aux commandes, on retrouve Julien Trollet. A 37 ans, il a travaillé durant dix ans dans le marketing de la musique, avant de bifurquer dans l’industrie des bars, inspiré par son frère, Romain, directeur général du groupe Assas Hôtels, et de son ami Alexis Poirson, l’un des membres de l’équipe de Liquid Corp (Moonshiner, Dirty Dick…) Son premier bar, le Pile ou face, a ouvert rue de Douai (9ème arrondissement) en 2014, suivi du Mini Pong rue Jean-Baptiste Pigalle. Le RPR (ou Repaire de Charonne) a ensuite vu le jour dans le 11ème arrondissement. En 2018, il a pris la gestion du bar de l’hôtel Royal Madeleine (8ème arrondissement).

Un emplacement premium

Pour lancer Oh la la !, sa première incursion dans l’hôtellerie, Julien Trollet s’est naturellement rapproché de son frère. Il est également accompagné par Extendam, leader français du capital investissement dédié à l’hôtellerie d’affaires en Europe (600 millions d’euros d’encours sous gestion). « Cet emplacement premium, la qualité du positionnement recherché ainsi que les expertises complémentaires de Julien et Romain Trollet, augurent un très bel avenir pour cet établissement d’un nouveau genre », explique l’équipe de l’entreprise.

Cet accompagnement financier est l’aboutissement d’un projet qui a mis plusieurs années à voir le jour. « J’ai rencontré l’ancien propriétaire il y a cinq ans. Le bâtiment était composé d’un restaurant, d’un appartement et de 19 chambres en mauvais état. Il ne fallait pas lâcher sur l’emplacement ! Nous avons réalisé 16 chambres, en trois étoiles, le rang suivant étant soumis à un ascenseur, ainsi qu’un un bar de 40 places assises. Nos équipes ont un profil polyvalent : nos barmans doivent savoir faire de la réception », explique Julien Trollet.

Oh la la - Hôtel à Paris Bastille Oh la la - Hôtel à Paris Bastille

« On ne peut pas être mieux placé à Bastille », appuie le gérant en présentant les chambres. Des estrades ainsi que des literies originales permettent de relever le niveau des lits à la hauteur des fenêtres. Les lavabos ont été sortis des salles de bain afin de donner un sentiment d’espace agrandi. Aux 5ème et 6ème étages, des chambres triples sont proposées. L’objectif est de mêler les deux types de clientèle d’un hôtel : « à Paris, on ne remplit pas un hôtel qu’avec les touristes », reconnaît Julien Trollet, dont l’établissement est néanmoins situé au pied de l’opéra Bastille.

Une carte éprouvée

« L’hôtel et le bar doivent fonctionner simultanément », poursuit-il en redescendant dans l’élégante salle. « Sur tous nos bars, on s’adresse aux 90% de la population qui ne sont pas connaisseurs du cocktail, et l’on s’arrête à 12 euros. Nous sommes dans le cocktail populaire », lance Julien Trollet. La carte est éprouvée, avec des recettes qui ont déjà fait mouche dans les autres bars : Basil smash (gin, basilic, citron, sucre), Moscow mule (vodka, bitter ginger beer, citron vert), mojito (rhum, menthe, citron vert, sucre, soda)…

Aux côtés de la Chouffe, la Mell’s Brau est elle aussi présente dans l’offre de bières : « nous avons commencé avec une brasserie régionale, mais nos clients souhaitaient une pils et des bières facilement identifiables. » A découvrir au bar (avec modération) dès l’happy hour.

Publié dansEconomieEntreprisesServices