ÉconomieEntreprisesServices

MyRoomIn veut davantage attirer les internautes vers l’hôtellerie haut-de-gamme

2 min de lecture

Retour sur l’actu des start-up. Lancé à l’été 2015, le site MyRoomIn propose une sélection de chambres d’hôtel «d’exception» à travers une interface innovante. Sa cofondatrice et directrice générale, Marie Le Roy, revient sur la première année d’activité de l’entreprise, dans un secteur très concurrentiel.

Comment a évolué l’activité de MyRoomIn depuis son lancement?

MyRoomIn a été lancé il y a un an. Ces quelques mois ont été intenses. Ils nous ont permis d’accélérer nos partenariats avec les hôtels, puisque nous avons désormais plus de 150 hôtels partenaires et près de 600 chambres disponibles à la réservation. Les hôteliers sollicitent notre parti pris qui redonne de la valeur à leurs plus beaux produits et leur redonne en quelques sortes le pouvoir, face à un Airbnb qui a changé les attentes des voyageurs. Nous sommes une réponse à  ce problème pour eux. Nous avons accueilli nos premiers clients et avons eu comme priorité de les connaître pour comprendre leurs attentes. Nous avons établi un contact avec chacun d’eux! Une étude que nous avons lancée avec Harris montre qu’un Français sur trois est déçu en découvrant la chambre qu’il a réservée sur Internet. Nous sommes là pour ces voyageurs.

Quels projets avez-vous lancés?

Le point-clef de ces onze derniers mois a été la mise en place d’une stratégie SEO/SEA, l’acquisition de trafic étant aujourd’hui la clef de voûte d’une activité digitale comme la nôtre. Nous avons affiné au fil des mois une stratégie de niche qui s’avère payante, car elle draine sur notre site des prospects ultra-qualifiés. Nous avons enfin utilisé tous ces acquis pour lancer notre activité sur la Côte d’Azur.

Quels éléments de votre business model ont été validés, et quelles modifications avez-vous opéré?

Le recrutement de nos partenaires se déroule particulièrement bien. Nous répondons à une attente forte des hôteliers et sommes en avance sur ce point de notre business plan. Globalement, notre modèle s’est montré pertinent. Nous avons en permanence ajusté nos investissements sur l’acquisition de trafic en ciblant de plus en plus nos achats de mots clefs. Nous n’avons pas peur de la stratégie de niche, au contraire! Qui aurait misé il y a dixans sur la location de chambres entre particulier qui fait aujourd’hui le succès d’Airbnb? En parallèle, nous avons élargi la palette tarifaire des chambres sélectionnées sur MyRoomIn. Notre offre s’étend actuellement de 79€/nuit à 1200€/nuit. Enfin, nous avons amélioré l’ergonomie de notre site web.

Comment souhaitez-vous vous développer?

Nous préparons activement l’ouverture de nouvelles destinations. C’est un business facilement « scalable » puisque seuls un photographe et un rédacteur doivent être sur place pour shooter les chambres et les décrire avec la « patte » MyRoomIn. Nous envisageons de lever des fonds avant la fin 2016 pour réaliser ce développement.

3329 articles

A propos de l'auteur
Journaliste dans la presse professionnelle, j'édite Business & Marchés à titre personnel depuis 2007.
Articles
A lire également
La sélection de la rédaction

SAINT-RAPHAËL — La Villa Mauresque, hôtel 5 étoiles aménagé dans une demeure datant de 1881, mise sur son écrin pour retenir les touristes plus longtemps

À Saint-Raphaël (Var), la Villa Mauresque entend capitaliser sur son positionnement de destination à part entière. L’hôtel 5 étoiles, qui célèbre cette année ses 25 ans d’exploitation, mise sur son patrimoine datant de 1881, une clientèle internationale, des séjours de quatre à cinq jours et une montée en gamme de ses 22 chambres. Une moitié d’entre elles doit être rénovée cet hiver.
EntreprisesServices

MODE — «Les visiteurs ne cherchent plus seulement des produits, mais des solutions» : Frédéric Maus détaille la stratégie du salon Who's Next

Nouveaux formats créatifs, intégration du live shopping, essor du réemploi et ouverture au grand public : Frédéric Maus, directeur général de l’organisateur de salons WSN, détaille la feuille de route stratégique de la nouvelle édition de Who’s Next.
La sélection de la rédaction

HÔTELLERIE — Au Mandarin Oriental Lutetia, le restaurant Saint-Germain prend des accents italiens sous l'impulsion du chef Alessio Maselli

À Paris, au Mandarin Oriental Lutetia, le restaurant Saint-Germain fait évoluer sa ligne culinaire pour proposer une offre dédiée à la gastronomie italienne. Élaborée par le chef Alessio Maselli, cette nouvelle carte s’appuie sur des recettes épurées et des souvenirs d’enfance, complétée par les créations du chef pâtissier Nicolas Guercio.

Recevez nos prochains articles par e-mail

Abonnez-vous à notre newsletter

1 commentaire

Les commentaires sont fermés, mais vous pouvez nous contacter par mail depuis notre page A propos.