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MyRoomIn souhaite valoriser les chambres d’hôtel d’exception

MyRoomIn compte se différencier des plateformes Web hôtelières existantes en misant sur des sélections de chambres dans chaque établissement.

Lancé le 1er juin, le nouveau site MyRoomIn, dont l’offre est actuellement disponible à Paris, entend se différencier des plateformes Web hôtelières existantes en proposant aux professionnels de reprendre la main sur le marketing de leurs établissements à travers la présentation d’une sélection de chambres. Marie Le Roy, co-fondatrice et directrice générale de MyRoomIn, répond aux questions de Business & Marchés.

Quel constat vous a incité à créer MyRoomIn?

Nous sommes partis de plusieurs constats. D’un point de vue macro, la crise traversée par l’hôtellerie, et plus particulièrement l’hôtellerie parisienne, nous a poussés à nous interroger sur la pertinence d’une offre qui soit une juste alternative aux Online Travel Agency (OTA, agences de tourisme en ligne) traditionnelles et aux acteurs de l’économie collaborative.En effet, si les premiers ont fait le choix de l’exhaustivité d’une offre standardisée, les seconds ont davantage misé sur des codes de réassurance et de proximité. MyRoomIn compte offrir une vitrine sélective et qualitative pour les hôteliers, et qui répond aux nouvelles demandes d’unicité et de personnalisation des voyageurs.

D’un point de vue consommateur, nous trouvions impensable qu’en 2015, il soit encore impossible de réserver précisément la chambre dans laquelle nous séjournons. A l’heure de l’ultra-personnalisation, les acteurs de tourisme doivent s’adapter et aller plus loin.

Comment comptez-vous « redonner le pouvoir aux hôteliers »?

Si les OTA traditionnelles ont beaucoup apporté aux hôteliers, leur permettant dans un premier temps une présence en ligne, puis une meilleure gestion de leurs réservations, elles ont malheureusement tant standardisé leur offre que ces derniers n’ont plus la main sur le marketing de leur produit : la chambre.

A Paris, la grande majorité des hôtels sont indépendants et les bâtiments ont souvent des configurations atypiques au sein desquels chaque chambre est unique. Dans chaque hôtel, nous sélectionnons une, deux, trois ou quatre chambres – les plus exceptionnelles – et permettons ainsi aux hôteliers parisiens de disposer d’une vitrine à la hauteur de ces joyaux. Nous leur offrons également une tribune d’expression dans laquelle ils dévoilent certaines anecdotes sur les chambres, leurs meilleures adresses secrètes à Paris et même leurs rêves les plus fous!

De quelle manière vous différenciez-vous des plateformes existantes?

D’une part, le choix d’un séjour par la chambre, et non l’établissement. D’autre part, nous misons sur un principe de sélectivité : nous choisissons un nombre restreint de chambres au sein de chaque établissement. Il s’agit des chambres les plus atypiques, des chambres de charme ou d’exception. Sur notre site, les voyageurs peuvent ensuite sélectionner leur chambre selon plus de 150 critères, allant de la taille du lit, à l’étage, en passant par la vue ou encore le style de décoration. Chaque chambre dispose d’une galerie photo complète réalisée par nos propres photographes, ainsi qu’un contenu rédactionnel original pour offrir aux voyageurs une expérience plus locale et authentique.

Comment sélectionnez-vous les chambres proposées?

Nous visitons chacune d’entre elles et les sélectionnons si elles ont un charme exceptionnel, un caractère atypique, ou même une vue qui nous séduit !  Ensuite, nos photographes réalisent une galerie de photos exclusives qui permettront au touriste une véritable visite virtuelle de son lieu de villégiature avant la réservation. Nos rédacteurs interviewent enfin l’hôtelier et rédigent systématiquement un texte de présentation de la chambre.

Quel est votre business model et quels sont vos objectifs de développement?

Dès le lancement, nous avons pu compter sur une levée de fonds de 800.000 euros. Puis, comme n’importe quelle OTA, MyRoomIn se rémunère grâce à une commission prélevée auprès de l’hôtelier. Nous projetons par ailleurs, d’ici la fin de l’année, de déployer le service dans d’autres grands centres urbains tels que Rome, Londres ou New York.

Publié dansEconomieEntreprisesServices