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Inspeer transpose l’économie du partage à l’assurance

La start-up Inspeer applique les principes de la shareconomy aux franchises d’assurance.

Après le crowdsourcing et le crowdfunding, c’est au tour de l’assurance de succomber à la vague collaborative. Accessible à tous depuis le 21 février après une phase de tests, le site Inspeer propose à ses clients de mutualiser leurs franchises d’assurance dommages (habitation, automobile, moto). Ces sommes, qui constituent le reste à charge en cas de sinistre, peuvent être couvertes dès le premier euro. La start-up, qui a développé un algorithme mettant en lumière la sinistralité des souscripteurs, affirme vouloir démocratiser, par ce moyen, l’assurance dommages.

« C’est confronté au dilemme classique entre choisir une assurance peu onéreuse mais avec une franchise très élevée et une assurance plus chère mais couvrant moins le risque d’imprévu que Louis de Broglie, ancien conseil en actuariat, a eu le déclic : pourquoi ne pas adapter les principes de l’économie collaborative au secteur de l’assurance ? Je l’ai rejoint ensuite avec l’objectif de devenir la première société française à proposer une franchise d’assurance collaborative », précise à Business & Marchés Emmanuelle Mury, co-fondatrice et directrice générale d’Inspeer.

Des comportements plus vertueux au sein de cercles restreints

A la différence des plateformes classiques de crowdsourcing ou de crowdfunding, Inspeer table sur des communautés d’utilisateurs resserrées, qui peuvent s’apparenter à des cercles. « Les membres mutualisent exclusivement avec des personnes de leur choix (proches ou personnes existantes sur le réseau, à eux de décider). Si la personne n’est pas présente sur le réseau, il suffit de l’inviter à l’instar d’un réseau social. Sauf que dans ce cas, chacun se bâtit sa propre ‘couverture’ en fonction de ses affinités. C’est un réseau en étoile : il s’agit d’additionner les partenaires jusqu’à couvrir complètement la franchise », explique Emmanuelle Mury. L’entreprise prélève un montant de 10% sur les fonds collectés.

Si Inspeer met un pied dans l’univers de l’assurance, la start-up indique cependant ne pas se positionner sur le même créneau que les acteurs déjà établis dans le secteur. « Nous nous positionnons en complément car nous intervenons sur la franchise qui est la somme que l’assureur laisse à la charge de l’assuré en cas de sinistre. De plus, dans la mesure où l’on se connecte avec ses proches, c’est toujours plus délicat de frauder ou d’enchaîner les négligences », ajoute la co-fondatrice.

« Nous sommes en cours de discussion avec des courtiers et des assureurs pour des partenariats éventuels », complète Emmanuelle Mury. Inspeer souhaite se développer sur toutes les cibles et tous les produits possibles avant de réfléchir à une éventuelle extension à l’international.

Photo : Hand holding a paper home par Shutterstock/Shutter_M

A propos de l'auteur
Journaliste à L'Usine Nouvelle, j'édite Business & Marchés à titre personnel depuis 2007.
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