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La gestion des talents évolue, la fonction RH aussi

Rôle renforcé dans les décisions des entreprises, marché ouvert des talents, télétravail : les missions des directeurs des ressources humaines se transforment.

Un marché des talents ouvert, l’allongement des carrières, de nouvelles formes de travail et un nouveau modèle de leadership, basé sur la flexibilité, contribuent à reconfigurer l’organisation et les missions des directions des ressources humaines (DRH), selon Deloitte. Une étude publiée ce mois-ci par le cabinet d’audit met en exergue ces grandes tendances qui tracent l’horizon des entreprises non seulement d’ici à dix-huit mois, mais également d’ici à 2020.

Plus d’un tiers des directeurs de ressources humaines sont désormais issus de grandes écoles de commerce, signe d’une mutation de la fonction qui tend à dépasser le registre de la gestion du personnel pour devenir un service incontournable dans les entreprises. Leur rôle tend à se renforcer dans le cadre de la tenue des objectifs fixés par les comités de direction : la réussite des plans stratégiques ne peut être totale si ceux-ci pêchent par manque de compétences. « Le rôle et l’impact des talents sur la performance et la gestion du risque arrivent désormais en tête des agendas des directions générales », indiquent Philippe Burger et David Yana, associés Capital humain chez Deloitte.

Davantage de flexibilité dans le recrutement et le management

Une des problématiques majeures réside dans la gestion des talents : quelles personnes nécessitent d’être rattachées à l’entreprise, avec toutes les conséquences (financières, managériales…) qui en découlent, et lesquelles peuvent collaborer en-dehors de ce cadre, en intervenant en tant que prestataires par exemple ? La pression sur les coûts, le développement des nouvelles technologies et la mondialisation du marché des talents sont autant de facteurs qui poussent les entreprises à repenser la façon de produire, en embauchant de manière « classique » leur personnel.

Pour mettre en œuvre les projets des entreprises, les DRH ainsi que les managers de proximité doivent également s’efforcer d’intégrer l’impact des nouvelles formes de travail, selon le cabinet. Le télétravail, qui représente un élément d’attractivité pour la génération Y, efface partiellement la corrélation entre les salariés et leur lieu de travail. Les firmes doivent repenser leur mode de contrôle du travail effectué et leur façon de prendre des décisions. Le maître-mot est la flexibilité, tant en termes de management que de répartition du travail entre le domicile et les locaux, selon les périodes de l’année par exemple.

Les craintes sur l’avenir influent sur les décisions des DRH

Parallèlement à ces enjeux organisationnels, les DRH doivent prendre en compte l’allongement des carrières. Le régime des retraites ayant connu de nombreuses modifications au cours des dernières années – une nouvelle réforme vient d’être engagée par le gouvernement – et les craintes sur l’avenir du système étant fortes, de nombreux salariés souhaitent repousser leur départ à la retraite.

Les DRH sont par ailleurs forcés de composer avec la nécessité de repenser en permanence les plans de développement de leurs organisations, compte tenu de la difficulté croissante à dégager des prévisions à long terme. Ils occupent, plus que jamais, une place de choix par rapport aux grandes orientations prises par les entreprises.

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