Aller au contenu

«Les étudiants en communication doivent se former à l’entrepreneuriat et à l’esprit start-up»

Cette semaine, l’Institut supérieur de communication (Iscom) organise un événement dédié à l’entrepreneuriat, l’Audacity Week, pour ses étudiants en cinquième année. Des professionnels de la création d’entreprise auditionnent les projets des étudiants, qui sont eux-mêmes invités à organiser la médiatisation de cette semaine, conformément à l’objectif de leur formation. Sylvie Gillibert, directrice des programmes de l’Iscom, présente les enjeux de cette sensiblisation à l’esprit start-up auprès des futurs professionnels.

Qu’est-ce qui a présidé à la création de l’Audacity Week?

En fait, c’est un partenariat que nous avons avec le Fashion Institute of Technology de New-York depuis cinq ans. Nous travaillons avec eux pour cet événement qui marque la dernière semaine des étudiants de cinquième année à l’Iscom. Nous avons travaillé pour des marques internationales et nous souhaitons que cette dernière semaine de scolarité soit en anglais, car c’est aussi un signal fort auprès des étudiants pour exprimer l’idée que l’anglais est indispensable. L’an dernier, nous avons souhaité faire comprendre la différence de cultures entre l’entrepreneuriat aux Etats-Unis et en France, et surtout la notion d’oser et de considérer l’échec éventuel comme une opportunité pour rebondir. Nous considérons cet état d’esprit comme une arme supplémentaire pour nos étudiants.

Pourquoi promouvoir l’entrepreneuriat et l’esprit start- up auprès d’étudiants en communication?

Cela nous semble important aujourd’hui de montrer aux étudiants la démarche d’entrepreneuriat, de se rendre compte que c’est accessible et possible parce que nous sommes convaincus aujourd’hui que lorsqu’on démarre sa vie professionnelle en 2017, il y a de fortes chances qu’elle ne soit pas linéaire et qu’à un moment donné, de façon contrainte ou volontaire, nos étudiants seront confrontés à la création d’une entreprise. Nos étudiants doivent vivre cette de travail en toute agilité et expérimenter la façon dont travaillent les startups.

Comment l’école accompagne-t-elle les étudiants dans leurs projets entrepreneuriaux?

Depuis cinq ans, l’Iscom a intégré un certain nombre d’exercices et de partenaires qui vont pouvoir aider et accompagner les projets des étudiants. On peut citer par exemple l’Union des couveuses d’entreprise qui est l’un de nos partenaires privilégiés dans le cadre des projets entrepreneuriaux. Par la couveuse nos  étudiants ont à des pépites d’entreprise. Après, nous avons d’autres démarches qui sont des partenariats avec des fablabs et certains de nos étudiants ont pu travailler toute l’année dans un fablab pour prototyper des objets connectés avec l’idée aussi de lancer un business par la suite. De plus, nous avons installé un parcours d’entrepreneuriat à l’intérieur de l’école accessible en toute liberté, pour permettre aux étudiants qui le souhaitent de rentrer dans ce parcours ou d’en sortir en fonction des projets, des rencontres, de leur maturité par rapport à l’entreprise. L’an prochain, nous proposerons un parcours de 40 heures divisé en options “entrepreneur émergent” et “entrepreneur autonome”. Nous allons également installer dès la rentrée prochaine un accélérateur  d’entreprise à l’intérieur de l’école.

Comment se manifeste l’esprit startup dans l’univers de la communication?

Dans l’état d’esprit d’ouverture; l’ouverture à l’interdisciplinarité, l’ouverture à l’international, l’ouverture aux autres métiers, et ça c’est déjà extrêmement fort car cela  fait partie intégrante de notre projet pédagogique. C’est  un atout formidable pour développer l’employabilité des étudiants. Dans les méthodes de travail nous sommes dans des méthodes agiles, où l’on constitue des équipes autour d’un projet, des équipes pluridisciplinaires. Les projets et les initiatives liées à la communication sont notamment présentés en version audio.

Publié dansEconomie