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Enkore un bar à bières à Paris (on vous dit pourquoi)

Dans le 11ème arrondissement de Paris, le bar à bières Enkore fête son premier anniversaire. L’occasion de découvrir sa démarche d’ouverture au grand public.

«Enkore» un bar à bières à Paris ? Rue Saint-Maur, à la frontière du 11ème et du 20ème arrondissement (La Fine mousse, Les Trois 8…), Jonathann Gricourt répond depuis un an par l’affirmative. Cet ancien manager dans la communication s’est associé avec l’équipe du bar à cocktails Avek – qui lui donne son K – installé depuis trois ans dans le 2ème arrondissement, selon la même volonté d’élargir la cible. Il nous présente l’établissement, qui ouvre désormais en journée à l’occasion de la Coupe du monde de football et du lancement d’un musée (l’Atelier des lumières) sur le trottoir d’en face.

Pourquoi avez-vous souhaité lancer un nouveau bar à bières à Paris ?

Nous avons ouvert en juillet 2017. Pourquoi un bar à bières ? C’est la boisson que je consomme le plus ! J’ai grandi dans le Nord Pas-de-Calais, il m’était donc évident de consommer des bières de qualité. Je suis installé à Paris depuis douze ans et, hormis quelques bars spécialisés, j’étais déçu par l’offre. Notre idée était d’être un peu moins « geek » : l’ambition est plus de démocratiser que de segmenter. Nous avons toujours une pils, une blanche, une ambrée (Duyck), et on s’éclate sur nos autres sept autres becs. Une IPA, une brune, une bière un peu acide sont aussi au menu, sans pour autant avoir des prix prohibitifs.

Pourtant, vous n’êtes pas issu du secteur…

J’ai travaillé dix ans en agence de publicité, et comme nombre de trentenaires parisiens, j’avais le sentiment d’avoir fait le tour. J’ai notamment travaillé pour des comptes-clients alcooliers, dont la Brasserie Duyck. De l’idée à la concrétisation, je me suis associé avec les propriétaires du bar à cocktails Avek, dans le 2ème arrondissement, qui souhaitaient créer un bar à bières. Il s’est écoulé environ un an, le temps de quitter mon job, trouver le lieu, monter un projet…

Comment vous approvisionnez-vous ?

Nous sommes assez chanceux pour le sourcing, car il y a pas mal de distributeurs disponibles. Nous arrivons à trouver des bières assez facilement. Nous avons une cible plus large que les seuls beer geeks, dans un quartier avec une cible familiale, jeune, et des réservations de groupes qui vont pouvoir découvrir de bonnes bières. Parmi nos coups de cœur actuels, nous pouvons citer les bières de To Ol, Deck & Donohue, la Brasserie du grand Paris… même si l’on va davantage rechercher une bière qu’une brasserie.

Quelle est la réception des clients ?

Les gens sont de plus en plus attentifs envers ce qu’ils consomment : le vin nature, le bio… en sont révélateurs. Il y a une envie de changement, et la bière ne coupe pas au mouvement du «bien-consommer». A Paris, on peut encore payer 12 euros une pinte de Stella ! Il faut être honnête vis-à-vis du consommateur.

L’abus d’alcool est dangereux pour la santé. A consommer avec modération.

Publié dansEconomieEntreprisesServices