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Covid-19: la livraison, le drive, les surgelés, et l’épicerie plébiscités… mais pas les alcools

2 min. de lecture
Chariots de supermarché

Les consommateurs, dont les déplacements sont contraints face à l’épidémie de coronavirus, se portent vers les petites surfaces, la livraison, et achètent moins d’alcool.

Déplacements restreints, économie au ralenti, règles sanitaires de mise et flux de clients régulés par endroits : depuis le début du confinement, mardi 17 mars à midi, faire ses courses n’est plus aussi simple qu’auparavant.

Spécialiste de l’étude des comportements en hypermarchés et supermarchés, Nielsen rapporte un report des achats en semaine : les ventes de produits de grande consommation ont bondi de 237% le lundi 16 mars (avant l’allocution d’Emmanuel Macron le soir), de 35% le mardi (toujours par rapport à la même semaine de l’année 2019), avant d’évoluer de manière contrastée : -11% le mercredi, +13% le jeudi, +8% le vendredi, -22% le samedi et -23% le dimanche 22 mars.

Les ventes ont livraison à domicile ont explosé (+90,2% en valeur du 16 au 22 mars 2020, par rapport à la même semaine de l’an passé), devant celles en drive (+74,3%) et en magasins de proximité en milieux ruraux (+74,2%). Les hypermarchés dont la taille est supérieure à 7500 mètres carrés n’ont guère profité de ce bond (+3,3%). Les petites surfaces « permettent aux consommateurs de limiter le temps passé en-dehors du domicile, et ont les faveurs des Français sur ces premiers jours de confinement », constate Nielsen. Alors que le chiffre d’affaires des produits de grande consommation ont progressé en moyenne de 30% en France, elles se sont accrues de 60% dans les stations balnéaires.

L’alcool boudé

Les ventes de produits surgelés salés (+69,8%), d’épicerie salée, de papier et d’entretien se sont envolées au-delà de 60%, rapporte l’institut auprès de BFMTV. Les ventes d’alcools ont peiné à suivre : -1,7% sur l’ensemble de la catégorie par rapport à la même semaine de 2019. Les ventes de bières et cidres sont gagné 3%, quand les ventes de champagnes, toujours dans la grande distribution, chutaient de 69% (-44% pour les liqueurs et crèmes, tout comme pour les vins effervescents). Pour acheter de l’eau, pas de quoi s’amuser : les ventes d’eaux aromatisées ont décroché de 23%. Du 9 au 15 mars, avant l’annonce du confinement, les ventes d’alcools (+7%) et de glaces (+9%) avaient nettement progressé.

Pour s’informer sur les horaires ou sur les offres promotionnelles, faute de catalogues distribués, nombreux sont les consommateurs à se tourner vers le Web – des sites tels que Kupino.fr recensent les initiatives prises par les distributeurs.

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