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Comment l’équipe des rhums Plantation fait preuve de pédagogie

2 min. de lecture
Rhum Fest Paris - Plantation

“Plantation est une marque qui montre la diversité du rhum grâce à son côté éclectique au niveau des origines”, souligne Alexandre Mourigué. Responsable marché France de Maison Ferrand, il décrypte l’enjeu du conseil en matière de rhum, auprès des consommateurs et des professionnels. La marque, lancée en 1999, dispose par ailleurs d’une importante communauté de fans.

Quelles sont les questions que l’on vous pose le plus ?

“Quel est votre meilleur rhum  ?” Je ne pourrai jamais y répondre de manière fixe : nous expliquons que nous sommes sur un produit qui dépend des goûts des gens, en faisant une petite enquête sur le rhum aime boire. S’il aime un rhum doux et sucré, par exemple, j’irai plus sur Plantation XO ou Grande réserve. Notre rhum Clarendon Jamaïque 2003, à 49,5°, un dix-sept ans d’âge, a vieilli durant seize ans en Jamaïque et un an à Cognac. Il exprime un équilibre incroyable, entre la puissance, la gourmandise et la finesse.

Comment aiguille-t-on les consommateurs ?

Il faut raisonner en termes de découvertes. Pour découvrir le profil aromatique de la mélasse ou de la canne à sucre, un rhum blanc s’y prête bien. Pour découvrir les spécificités du temps et du fût, j’irai davantage vers un rhum vieux. Nous avons toujours présenté les produits par l’éducation. Il ne faut jamais prendre les consommateurs de haut. Du coup, on peut vraiment faire une dégustation structurée. En termes techniques, on a des consommateurs qui vont s’intéresser aux temps d’élevage – un spiritueux vieux n’est pas forcément meilleur. D’autres peuvent être orientés vers des rhums qui ont subi des vieillissements spécifiques. Beaucoup de gens recherchent des styles proches de Diplomatico : nous avons Plantation Gran Anejo, au profil boisé et vanillé, par exemple. En conjuguant de la connaissance technique avec de la pédagogie et de la présentation, c’est très simple de capter les consommateurs.

“Il y a une marge de progression énorme dans les bars”

Comment se positionnent les nouvelles références ?

Isle of Fiji nous a apporté de la visibilité en étant présent en grande distribution. Il y a des retours très positifs. Notre millésime Fiji 2005 (quinze ans d’âge, réseau cavistes) a suscité aussi beaucoup de retours, avec son packaging très coloré. En cinq ans et demi dans l’entreprise, cela faisait longtemps que nous étions disponibles dans la grande distribution. L’Original Dark avait été retiré du réseau cavistes pour être en GMS il y a deux ans (disponible dans quelques enseignes). On se concentre beaucoup sur Isle of Fiji. On crée des références qui sont réservées à certains réseaux.

Les bars sont nombreux à vouloir améliorer leur offre de cocktails. Comment les accompagnez-vous ?

Notre brand ambassador, Adrien Bureau, sillonne les bars pour faire de l’éducation. Il pourra aller dans les bars faire des masterclasses. Il y a une marge de progression énorme dans les bars qui ne sont pas spécialisés cocktails. On a réussi à arriver dans des bars où nous avons pris la place de grandes marques, parce que nous avons des produits très bien positionnés pour les bartenders, sur les plans tarifaires et de la dégustation. On essaie de leur laisser un maximum d’outils (références techniques, utilisation et perfect serve). Nous donnons des solutions clefs en main.

A suivre : trois rhums à découvrir
L’abus d’alcool est dangereux pour la santé. A consommer avec modération.

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A propos de l'auteur
Journaliste dans la presse professionnelle, j'édite Business & Marchés à titre personnel depuis 2007.
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