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Chez Gargantua à Paris, les bonnes pratiques d’un caviste de quartier

2 min de lecture
Cave Gargantua - Paris

Depuis un an, Anaël Masson conseille ses clients du 5ème arrondissement de Paris dans sa cave, Gargantua, dans un univers vins, champagnes, spiritueux et bières en bouillonnement permanent.

Depuis février 2019, le 5ème arrondissement de Paris compte une nouvelle cave à vins et épicerie fine, Gargantua. “Mon job, c’est que chaque personne soit satisfaite du produit qu’elle a acheté, mais aussi du prix qu’elle a payé. Le caviste doit apporter le service, doit connaître ses produits, doit tout avoir dégusté. Dans le quartier, je connais aussi le goût de mes clients. Lorsqu’un client a besoin de conseils, je m’intéresse à ce qu’il a dégusté dans sa vie”, indique son gérant, Anaël Masson.

Rue Lacépède, Gargantua bénéficie d’un emplacement préempté par la mairie dans le cadre d’un appel à projets pour du commerce de proximité, avec une visée éthique. Sept investisseurs sont réunis dans l’entreprise. Anaël Masson officie dans le secteur du vin et des spiritueux depuis quatorze ans – agent commercial, sommelier en restaurant, puis caviste dans plusieurs établissements. « Il y a beaucoup de vignerons avec qui je voulais travailler, dont certains que je n’avais pas contacté depuis très longtemps. Je fonctionne aussi au coup de cœur », poursuit-il pour présenter l’offre de la cave.

La boutique compte 420 références de vins, dont une centaine de nouveaux produits depuis l’ouverture. “Il y a deux régions incontournables. Pour des raisons de marché, la Bourgogne, dont on ne peut pas se passer. Pour des raisons de goût, le Languedoc (j’en suis originaire) et la Vallée du Rhône (un rapport qualité-prix imbattable)”, ajoute le caviste. Une belle offre de vins en bio et en biodynamie est proposée, “par goût”, ainsi qu’une sélection de références de vins nature.

Des conseils sur les spiritueux et sur la bière

“On achète toujours une bouteille pour un moment. On achète toujours une bouteille pour un moment. J’ai des champagnes qui vont très bien pour une soirée festive, d’autres pour la table. Sinon, je demande ce que l’on mange : des plats puissants, ou de la volaille, du poisson, des fromages… Il faut user de tous les moyens pour réduire une cave entière à trois bouteilles”, précise Anaël Masson, qui organise aussi des masterclasses (prochainement, autour de Glendronach) ou propose d’organiser des sessions personnalisées de dégustation, où il guide les participants tel un sommelier.

Sur l’offre de spiritueux – de 35 euros à 560 euros (Balvenie 25 ans single barrel) – les cadeaux constituent toujours le driver des ventes. “Je commence à avoir une clientèle qui commence à acheter des spiritueux de manière régulière”, se réjouit le caviste.

Les cavistes ont par ailleurs enrichi, ces dernières années, leur offre de bières. “Les gens sont curieux !”, observe Anaël Masson, qui souligne l’importance d’un bon rapport qualité-prix. Liquid Confidence, de la brasserie danoise To Øl, est imperial stout (12,2°), brassée avec trois types de piments différents dont le chipotle. A découvrir aussi en linéaires, des références des brasseries franciliennes BapBap et Deck & Donohue.

45 rue Lacépède, 75005 Paris.

Photo: Fanny Cathelineau

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Journaliste dans la presse professionnelle, j'édite Business & Marchés à titre personnel depuis 2007.
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