Société

Cet été, si vous étiez hébergés chez un vigneron ?

Bouteille de vin

Chef de projet dans le crowdfunding viticole, Livia Gonzalves a auparavant créé une start-up dédiée à l’hébergement dans le vignoble. Une expérience qui lui a donné l’idée d’approfondir le sujet en mettant en avant 70 domaines pour la qualité de leurs vins et de leur accueil. Son Guide de l’hospitalité vigneronne, publié chez BBD Editions (160 p., 21 euros), détaille de nouvelles possibilités d’oenotourisme. Elle nous en dit plus.

Pourquoi avez-vous souhaité vous intéresser à la manière de recevoir des vignerons ?

Lorsque j’ai créé une société dans l’œnotourisme en 2015, j’ai été impressionnée par la diversité et la qualité des offres d’hébergements viticoles. Chacune avait son charme, chaque vigneron sa personnalité et sa vision de l’hospitalité. J’ai découvert de nombreuses “pépites vigneronnes” qu’il fallait absolument mettre en avant et faire connaître d’un public épicurien, en demande d’expériences conviviales et authentiques.

Comment appréhendent-ils l’accueil de leurs clients ?

Je pense que les vignerons hébergeurs font beaucoup d’efforts pour accueillir au mieux les visiteurs. Ils y ont bien sûr un intérêt financier mais il s’agit aussi souvent d’un plaisir sincère, d’un vrai sens de l’hospitalité et du partage. Les activités viticoles et de réception se nourrissent l’une de l’autre : la production de vin apporte beaucoup de charme à l’activité réceptive, qui sert bien sûr les intérêts économiques du domaine puisqu’elle permet de développer les ventes en direct. Souvent, il s’agit aussi d’une envie profonde de créer des liens avec les visiteurs, de voyager quelque peu par leur biais et de partager un métier-passion. Le vin s’y prête particulièrement puisqu’il s’agit de la boisson conviviale par excellence !

“Les labels peuvent donner de la visibilité à l’offre”

De quelle manière se sont-ils professionnalisés dans la démarche ?

Certains vignerons ont sans doute entrepris le développement d’une activité d’hébergement seuls et se sont professionnalisés à force d’expérience.  Il me semble aussi que les offices de tourisme sont de bons interlocuteurs et relais. De même, les nombreux labels type Gîtes de France ou Bienvenue à la ferme peuvent apporter des conseils et donner de la visibilité à l’offre.

Quels domaines vous ont le plus marqué ?

J’ai eu plusieurs coups de cœur, qui sont d’ailleurs indiqués dans le livre. J’ai passé un joyeux moment au domaine de Lassaubatju, en Armagnac, avec Frédéric Blondeau, un vigneron passionné, engagé et très drôle ! J’ai été touchée par ma rencontre sur un salon avec Nathalie Souzan, du Château Grand Callamand, en Provence, une femme d’une grande intelligence et bienveillance. J’ai adoré les vins du Domaine Riberach, dans le Roussillon, et la démarche slow life des quatre copains fondateurs de ce complexe atypique. J’ai trouvé également beaucoup d’inspiration dans l’approche globale et écologique de Pascale et Patrick Duler, du Domaine de Saint-Géry, près de Cahors.

L’abus d’alcool est dangereux pour la santé. A consommer avec modération.

A propos de l'auteur
Journaliste à L'Usine Nouvelle, j'édite Business & Marchés à titre personnel depuis 2007.
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