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Bière, spiritueux français et cocktails tiendront salon en octobre 2020 à Paris

2 min de lecture
Séance de dégustation au salon Planète Bière

Face à la crise, Planète Bière, France Quintessence et Paris Cocktail Festival seront regroupés les 19 et 20 octobre à Paris. Un signal fort pour la reprise dans l’industrie.

Depuis six ans, l’équipe d’Amuse-Bouche accompagne les acteurs des boissons grâce à une palette de salons spécialisés – Planète Bière en avril, France Quintessence autour des spiritueux français en septembre et Paris Cocktail Festival en novembre. Contexte sanitaire oblige, ceux-ci ne pourront avoir lieu dans leur format classique cette année. C’est donc un regroupement exceptionnel de ces trois événements qui a été retenu, lundi 19 et mardi 20 octobre, au Paris Event Center (19ème arrondissement).

“Il a fallu faire des choix, prendre des décisions, se projeter six mois plus tard dans un brouillard complet que l’on avait au mois d’avril. Planète Bière devait avoir lieu en avril puis en juin. Nous avions l’engagement de 90% des exposants. Tout le monde avait envie de connaître la nouvelle date du salon, sans lâcher les bras”, se satisfait Franck Poncelet, coorganisateur. Au total, 250 stands devraient donc être regroupés cet automne.

Pour répondre aux nouvelles règles de rigueur, les organisateurs ont loué un hall beaucoup plus vaste – 6000 mètres carrés – et réduit la présence des visiteurs aux seuls professionnels (acheteurs, cavistes, cafetiers-hôteliers-restaurateurs et médias). “Nous séparerons les salons par zone, en essayant de conserver l’identité de chacun d’entre eux. Le visitorat va dans des salons pour des univers qu’il affectionne particulièrement, mais nous espérons qu’il y ait des croisements”, poursuit Franck Poncelet.

De nouvelles catégories de boissons

La déception est d’autant plus grande que France Quintessence et Paris Cocktail Festival devaient confirmer leur croissance en investissant de nouveaux lieux… Pour autant, les organisateurs se satisfont des retours positifs de leurs clients. Pendant le confinement, l’activité du secteur des boissons a fortement ralenti, mais ne s’est pas arrêtée. “La très grosse majorité des exposants déclarent qu’ils ont besoin d’être actifs et visibles. C’est tellement important que le salon puisse se réaliser puisque cela signifiera qu’une grosse partie des difficultés sera passée”, espère Franck Poncelet.

Ce lieu unique permettra de faire une place aux « nouvelles tendances liquides »: cidre et cider, boissons alcoolisées fermentées, eaux aromatisées, distillats sans alcool, hard seltzers (boissons alcoolisées à base d’eaux gazeuses aromatisées). “Il y a des softs dans la catégorie cocktails, et nous avons beaucoup d’acteurs, comme ceux du cidre, qui nous démarchaient de longue date”, précise Franck Poncelet. Une poignée de marques sélectionnées disposeront d’un espace dédié au centre du Paris Event Center.

Autre défi de poids pour Amuse-Bouche : passer le cap de cette année difficile. “L’impact économique de ce nouveau format est sous contrôle. Nous sommes entrés dans une phase de réduction des coûts, sans réduire la qualité des salons. Le mardi, nous pourrons aussi compter sur des visiteurs CHR dont les prises de service sont très variables. Nos exposants pourront avoir une large visibilité grâce à la dimension européenne de nos événements”, explique Franck Poncelet. D’autres salons majeurs, tels que le Bar Convent Berlin, n’auront pour leur part pas lieu cette année.

L’article a été rédigé mi-juillet; les informations communiquées peuvent donner lieu à des modifications compte tenu de l’évolution de la réglementation liée aux rassemblements.

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A propos de l'auteur
Journaliste dans la presse professionnelle, j'édite Business & Marchés à titre personnel depuis 2007.
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