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5 nouvelles start-up dans l’univers des spiritueux français

Dans les allées de France Quintessence, focus sur 5 start-up des spiritueux made in France. Au programme : beaucoup de gin, des whiskies en devenir et du rhum.

On n’arrête plus l’essor des spiritueux français. Le salon spécialisé France Quintessence, dont la cinquième édition s’est déroulée mi-septembre à Paris, l’a encore prouvé. 900 visiteurs particuliers et 1800 professionnels (+10% en un an) ont pu parcourir 120 stands. Parmi eux, de jeunes pousses.

Straw Bale

France Quintessence 2019

Parmi eux, celui de Straw Bale. Cette distillerie créée en juin 2017 à Vacquières (Hérault) dispose d’un chai construit en bottes de paille, comme la maison de son fondateur Gilles Victors. « Ce matériau est intéressant sur la résistance thermique, très élevée, et les bottes sont enduites à la chaux », indique ce coutelier d’art de profession. En attendant la sortie de son whisky, French Guy,  il propose un gin, Knifemaker (46%), très puissant. Le Pink Pastaga (46%) est un pastis biologique, qui intègre notamment de l’anis étoilé, du fenouil, de la réglisse, de la coriandre mais aussi du poivre de Timut.

Erika

France Quintessence 2019

A Église-Neuve-d’Issac (Dordogne), l’équipe ayant conçu le gin Erika a décliné quatre gins et une vodka en un an d’activité. Genièvre, coriandre, le miel de bruyère, physalis, feuille de noyer, fleur de sureau, estragon, et baie de Sansho composent le premier gin distillé chez Bercloux (Cognac), dont l’installation est équipée d’un  alambic Stupfler. Trois associés participent au projet. A découvrir notamment cette année, l’Old Ton gin, une recette du 18ème siècle relevée par une touche de miel d’acacia, et le gin de printemps (45%). « En incorporant du miel durant la distillation, on apporte une texture et on casse la sensation d’alcool fort », ajoute Paul Thirion, apiculteur, qui a apporté ici du miel de bruyère.

Malouin’s

France Quintessence 2019

« Dans ma région, on ne produisait pas de gin », relève Thomas Jourdan, pour présenter son projet de revendre son restaurant du 17ème arrondissement de Paris – ce qu’il a fait en juillet afin de lancer Malouin’s, dont le premier batch (43%) a vu le jour début septembre au sein de la distillerie Naguelann (à Languenan, dans les Côtes-d’Armor). 250 bouteilles renfermant de la coriandre, des baies de genévrier, un peu de yuzu et d’orange, ainsi que des algues ramassées sur la côte d’Emeraude. « On distille deux fois en alambic à repasse », précise-t-il.

La Fabrique à alcools

Christophe Astorri - La Fabrique à alcools (France Quintessence)

A Pecqueuse (Essonne), la Fabrique à alcools propose trois gins, deux vodkas, un esprit de bière (distillat de double IPA) et lancera dans deux ans son whisky. « J’ai toujours été entrepreneur, et grand amateur de spiritueux. J’ai pris contact avec Eric Esnault, de la brasserie Parisis, pour me lancer. Nous avons déjà été référencés en GMS, avec des marques spécifiques (gin Wizz, vodka Glagla) », indique Christophe Astorri, cofondateur de l’entreprise créée en décembre 2017. Deux alambics permettent de distiller notamment le gin Vibration (43%), alliant menthe et agrumes parmi ses ingrédients.

Maroon

France Quintessence 2019

Il y a un an, les fondateurs de Maroon, qui partagent leurs activités entre Vaux-le-Pénil (Seine-et-Marne) et la Guadeloupe ont souhaité faire découvrir à grande échelle le spice (appelé aussi rhum épicé), connu avec différentes dominantes (cannelle, bois bandé, gingembre…) selon les îles. « Ce rhum blanc agricole (42%) associé judicieusement à des épices sélectionnées pour leur qualité vous enivrera », promet l’équipe de la marque, qui cherche actuellement un distributeur.

L’abus d’alcool est dangereux pour la santé. A consommer avec modération.
Photo de couverture : Eric Perez/France Quintessence

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Publié dansEconomieEntreprises