Le bar à cocktails parisien Le Calbar revisite sa carte avec un nouveau menu inspiré de destinations internationales. Depuis le printemps 2026, l’établissement propose treize cocktails qui explorent des saveurs du monde entier.
Le Calbar se dote d’un nouveau menu. Ce bar à cocktails, ouvert en 2012 dans le 12è arrondissement de Paris, est toujours pourvu de bartenders habillés en caleçon… et fait désormais le tour du monde à travers treize recettes, amenées à être renouvelés tous les six mois (Hawaii, Mexico en versions mezcal et tequila & combawa, Canada, Jamaïque, Brésil, France, Liban, Madagascar, Italie, Japon, Thaïlande, Inde).
“Nous souhaitions faire découvrir des saveurs différentes à nos clients. Nous nous étions déjà amplement renseignés pour trouver les ingrédients, et il est assez facile de trouver des épices à Paris. Ce nouveau menu correspond bien à notre esprit alliant rigueur et décontraction”, commente Thierry Malikian, le cofondateur de l’établissement. Les précédents menus avaient été créés sur le thème des cocktails proposés avant et après les confinements, puis autour des signes astrologiques.
En descendant vers le Mexique, l’établissement décline deux versions : l’une mettant à l’honneur le mezcal associé au poivron grillé et au chipotle pour une dimension fumée, l’autre valorisant la tequila mariée au combawa et au pamplemousse. L’exploration se poursuit vers les îles et l’Amérique latine. Le Brazil propose une alliance de cachaça, cardamome et café, tandis que le Jamaïca explore le registre gourmand avec un assemblage de rhums, cacao et banane. Plus à l’est, le Madagascar mise sur une infusion de rhum et d’hibiscus, relevée par la baie de Voatsiperifery, un poivre. L’Asie n’est pas en reste avec le Japan, qui utilise du shochu et du riz torréfié.
Des ingrédients inattendus

Canada
Le cocktail consacré au Canada (10 cl, 15 euros) se compose de whisky de maïs canadien (That Boutique-Y Whisky Company), avec un fatwash à la noisette, de sirop d’érable, d’un bitter maison au thym et de feuilles de bétel, une plante de la famille des pipéracées. Il est servi dans un nuage de fumée. Au nez, le côté fumé ressort instantanément, avec également de singulières notes de tabac froid. Une première impression franche, avant une attaque très allongée en bouche, et beaucoup d’onctuosité. Le sirop d’érable apporte beaucoup de moelleux. Ensuite, il y a davantage de grain, puis des arômes fruités en finale. Un cocktail qui n’est pas sans rappeler l’old fashioned, mais avec un tropisme fumé. Le sous-bock est en forme de feuille d’érable.

France
Pour incarner la France, place à un cocktail (15 cl, 17 euros) à base de beurre demi-sel travaillé en beurre noisette, ajouté à de l’alcool neutre (un fatwash également). Du sucre de canne entre aussi dans la composition de la recette. Des pommes sont cuites à la poêle avec du sel. “Du champagne casse le sucrosité et développe la gourmandise, dans l’esprit d’une tarte Tatin”, poursuit Choco, bartender. Au nez, le cocktail est compoté, sur la pomme, le caramel et le sucre, avec une rondeur certaine. En bouche, on retrouve des arômes proches du calvados, mais sans calva donc, avec la pomme exacerbée. Les amateurs de tartes caramélisées ne seront pas dépaysés. Dans le même temps, le champagne contrecarre cette approche avec son côté droit et sa pétillance.

Liban
Pour incarner le Liban, place à un ramos (gin infusé à la pistache, fleur d’oranger, crème vanille, miel, 15 cl, 14 euros), vanillé et doucement épicé au nez, avant un résultat hyper crémeux et dense en bouche. Il y a des notes de miel en finale. A noter que des cocktails servis à la pression (tequila-combawa-pamplemousse et whisky-café-cardamome) complètent ce menu.
82 rue de Charenton, 75012 Paris
L’abus d’alcool est dangereux pour la santé. A consommer avec modération.
