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BAR — «Les clients veulent voir les bartenders en action» : dans le Quartier latin, à Paris, le RoadHouse mise sur les cocktails minute, des bières premium et un accueil sous contrôle

2 min de lecture

Ouvert en juin 2024 dans la rue de la Huchette, à Paris (5e), le RoadHouse s’est rapidement fait une place parmi les nombreux bars du Quartier latin. Ce bar d’envoi mise sur une carte de cocktails préparés à la commande et sur une sélection de bières premium pour fidéliser sa clientèle.

À Paris, dans la très fréquentée rue de la Huchette (5e arrondissement), les bars ne manquent pas. Pour sortir du lot, le RoadHouse a choisi de miser sur le produit et sur l’expérience. «Nous avons réussi à attirer une clientèle d’afterwork, assez fidèle. Il y a beaucoup d’habitués, le bar est très safe et nous sommes en ligne avec nos prévisions», explique Pierre Guyotte, l’un des cinq associés de ce bar d’envoi.

La déco, un peu fatiguée, ne dénote pas avec les multiples pubs des alentours. «Notre mot d’ordre, ce sont des boissons de qualité», martèle Pierre. Cette philosophie se traduit d’abord par une carte de cocktails particulièrement étoffée. Huit créations, sept cocktails «supérieurs», neuf classiques et cinq recettes correspondant aux goûts de chacun des associés composent l’offre, avec des prix compris entre 9 et 14 euros.

«Les clients veulent voir le barman faire son travail»

Ici, pas de prébatch. «Un bar d’envoi, c’est non seulement la commande au comptoir, mais aussi une équipe de barmans rompue à l’exercice. Les clients veulent voir le barman faire son travail, pas juste verser une bouteille », affirme Pierre Guyotte, fort de onze années d’expérience dans le secteur. Certaines recettes jouent sur des profils aromatiques plus originaux, à l’image du Caïpiment, qui associe la cachaça à un bitter piment, ou du Latin Sour, mariant pisco, mezcal et sirop d’agave. Même le mojito peut être revisité avec de la bière à la place de l’eau pétillante.

Parmi les cocktails du moment, le Tête brûlée, à base de Jack Fire, Jack Apple, jus de citron jaune et sirop de vanille, séduit par son profil gourmand et fruité, tout en dissimulant efficacement sa puissance alcoolique. Le Ragnar 43, création de Pierre Guyotte, associe de la Licor 43 (une liqueur espagnole), du calvados, du citron jaune, du sucre, de l’eau pétillante et un bitter chocolat. Les notes de pomme ouvrent la dégustation avant une finale plus moelleuse et légèrement chocolatée. Plus atypique, le RoadHouse propose également des « Protein Shakes » sans alcool, contenant 35 grammes de protéines.

Une sélection de bières premium

Le RoadHouse réalise 60% de ses ventes grâce à la bière. Dix becs sont disponibles, dont plusieurs références peu courantes à Paris, comme les bières belges Paix Dieu, réservées à des bars “ambassadeurs” (dont une vingtaine d’établissements à Paris), la bière verte au génépi de la Brasserie du Mont-Blanc, la Chouffe framboise, la Slash Mango ou encore la Guinness. Les pintes sont proposées entre 8 et 13 euros hors happy hour, tandis qu’une bière blonde classique est disponible à partir de 6 euros.

L’établissement soigne également son image. Son nom fait référence au film Road House (1989), dans lequel le gérant d’un bar recrute un videur pour rétablir l’ordre. «Nous discutons beaucoup avec les clients. Il faut les fidéliser, expliquer nos décisions, être plus ferme parfois», souligne Pierre Guyotte.

Cette proximité s’accompagne d’une communication volontairement décalée sur Instagram. Une vidéo mettant en scène le manager pour promouvoir un service de location de pantalons a notamment rencontré un important succès. Le règlement reste toutefois appliqué avec fermeté : les tenues de sport ne sont pas acceptées en soirée. «Tous les week-ends, nous recalons des gens qui sont en survêtement», regrette-t-il.

27 rue de la Huchette, 75005 Paris
L’abus d’alcool est dangereux pour la santé, à consommer avec modération.

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A propos de l'auteur
Journaliste dans la presse professionnelle, j'édite Business & Marchés à titre personnel depuis 2007.
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