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At the Corner ouvre les services des hôteliers sur l’extérieur

Hôtellerie - At the Corner

Créée fin 2015, la start-up At the Corner propose aux hôteliers de capter le flux de voyageurs nomades qui leur échappe à travers des services de gestion de clefs et de bagages, auxquels peut s’ajouter un accès aux prestations habituellement réservées à leurs clients. Son fondateur, Pierre-Julien Crovisier, répond aux questions de Business & Marchés.

Pourquoi avez-vous lancé At the Corner?

Pierre-Julien Crovisier — La location de logements se développe de manière très forte, tout comme le marché des services (gestion de clefs et de bagages), qui se développe avec des conciergeries et des partenariats avec les commerces de quartier. Les hôteliers étaient un peu exclus de ces nouveaux développements. Demander aux hôtels d’ouvrir à d’autres clients leurs services complémentaires à l’hébergement, c’est nouveau, mais des sociétés en Amérique du Nord ont des partenariats avec des bars/restaurants pour les clefs. Nous travaillons uniquement avec des hôteliers, des professionnels qui disposent d’une réception ouverte 24 heures sur 24 et 7 jours sur 7 avec du personnel polyglotte, etc.

Comment fonctionne le service?

La gestion de clefs et le stockage de bagages sont les services qui développent le plus, tandis que les services proposés par les hôteliers (petit-déjeuner, spa…) peuvent aussi être proposés à une clientèle extérieure, facturés à la prestation. Actuellement, les services clefs/bagages/petit-déjeuner doivent être réservés par notre site internet. On offre également une visibilité pour d’autres services (un hôtel déjà partenaire peut mettre en avant son spa, par exemple, sur notre site, ou pour de la réservation). Pour les services réservés sur notre site internet, nous prélevons une commission.

Qu’en est-il pour les hôteliers?

Nous nous occupons de la facturation et nous offrons également une assurance pour les biens confiés. Le client réserve sa prestation (clefs, bagages…) en payant en ligne. La prestation s’effectue avec la confirmation et une pièce d’identité. Ce sont des procédures habituelles dans le monde de l’hôtellerie.

Comment votre activité a-t-elle évolué depuis le lancement?

Au départ, nous avons concentré nos efforts sur les hôtels présents dans Paris intra-muros –  nous disposons aujourd’hui d’une vingtaine de partenaires. Nous sommes aussi désormais présents à Lyon, à Marseille, à Nice et à Rouen. Le nombre de réservations augmente chaque mois. Nous contactons directement les hôtels, mais des hôtels et des chaines prennent aussi contact directement avec nous.

Quels sont vos objectifs de développement?

Nous souhaitons accélérer notre développement en province (Toulouse, Bordeaux…), puis probablement pour la saison d’hiver, nous rapprocher de grandes stations, dans lesquelles il y a des hôtels. A long terme, nous souhaitons nous lancer à l’étranger (probablement à Londres en priorité).

A propos de l'auteur
Journaliste à L'Usine Nouvelle, j'édite Business & Marchés à titre personnel depuis 2007.
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