Économie

Adriatico, ou la création d’un amaretto from scratch

2 min. de lecture
Adriatico amaretto - Jean-Robert Bellanger

Lancé il y a un an, l’amaretto Adriatico s’envisage comme la “nouvelle génération” de cet alcool emblématique de l’Italie. Deux références, Roasted Almonds (une macération de cannelle-café-cacao, avec une pointe de fleur de sel, 28%) et Crushed Almonds (à base d’un lait d’amande alcoolisé, 16%) sont proposées “L’idée était de désucrer le produit et de le ramener à l’apéritif, avec une recette deux fois moins sucrée qu’un amaretto classique”, explique Jean-Robert Bellanger. Cofondateur de l’entreprise, il nous présente la création de ces liqueurs déjà présentes dans douze pays.

Pourriez-vous nous présenter votre parcours ? 

J’ai 43 ans. Je suis Français, né d’une mère italienne. J’ai toujours grandi au milieu des produits italiens. J’ai travaillé au début du multimédia dans de grands groupes de presse, de musique et divertissement avant de rejoindre l’équipe française de Red Bull en 2008 pour prendre en charge le social media et le digital marketing et à l’international. Cela m’a permis de me rapprocher du monde du bar. J’ai ensuite travaillé pour TagHeuer, chez LVMH, en Suisse. Mon associé, Thomas Benoît, est installé à Lyon et travaillait dans le contrôle de gestion.

Pourquoi avoir choisi de vous lancer dans la création d’un nouvel amaretto ? 

On a vu l’essor du craft, dans la bière et les spiritueux, mais pas dans l’amaretto. J’ai toujours beaucoup voyagé en Italie pour voir ma famille. Il y a cinq ans, je suis tombé amoureux de la région des Pouilles, où sont produites beaucoup d’amandes de qualité. J’ai commencé à en ramener en Suisse. Nous avons commencé à faire des prototypages de recettes chez Gabriel Boudier en 2017, puis j’ai quitté mon job et j’ai travaillé comme consultant dans l’horlogerie.

Quelles sont les spécificités de sa fabrication ? 

La plupart des amaretto sont produits dans le Nord de l’Italie. A l’inverse, l’idée était d’être présent dans les Pouilles et de s’y installer à terme. Nous nous sommes rapprochés d’un distillateur en Italie. Nous achetons les amandes bio à des producteurs locaux dans les Pouilles, aussi bien douces qu’amères. Elles sont torréfiées dans un four à pizza, macérées dans de l’alcool et distillées.

Comment s’est déroulé le lancement commercial ? 

Le produit a été lancé en septembre 2019 en France et en Suisse, en octobre 2019 en Italie puis dans douze pays aujourd’hui. Nous avons commencé en juillet au Royaume-Uni, le premier marché européen de l’amaretto. Nous avons des retours très positifs des bartenders. Nous avons été freinés récemment – les bars ne prennent plus de risques actuellement mais les cavistes reprennent très fortement leur activité. Nous avons aussi un fort développement digital – Amazon fait partie de nos dix premiers clients. Nous avons investi sur l’aspect technologique. Nous visons à la fois le circuit on-trade (bars à cocktails premium, dont l’Hôtel national des bars et métiers à Paris ou l’Experimental Cocktail Club à Venise) et le off-trade (dans les magasins de produits italiens spécialisés tels qu’Eataly où nous avons un accord paneuropéen, dont Paris).

L’abus d’alcool est dangereux pour la santé. A consommer avec modération.

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