Le restaurant Les Bavards, situé dans le 20ème arrondissement de Paris, adopte un positionnement de bistrot traditionnel sous la direction d’Anis Sehrine. L’établissement mise sur un nouveau décor et une carte renouvelée, intégrant des classiques de la cuisine française comme la soupe à l’oignon, la saucisse-aligot ou la souris d’agneau.
A quelques pas du cimetière du Père Lachaise, dans le 20ème arrondissement de Paris, après s’être appelé La Mère Lachaise puis avoir effectué une incursion dans le bar de quartier, le restaurant Les Bavards mise sur une nouvelle identité. Parmi les marqueurs forts, figurent un nouveau décor signé Victor Chazoulle, ou des dessous de table vichy.
“Depuis le mois d’avril, toute la carte a évolué vers un esprit de bistrot. Les jeunes générations n’en connaissent pas tous les plats, donc nous y allons pas à pas. Nous commençons à attirer une nouvelle clientèle, mais cela reste un challenge”, précise Amadou, le chef exécutif, qui collabore avec le propriétaire des lieux, Anis Sehrine, arrivé en octobre 2025. L’idée est notamment d’élargir la cible, en attirant une clientèle de destination jusqu’au boulevard de Ménilmontant.
Une nouvelle carte bistrot

Soupe gratinée à l’oignon
Ouvert de 7 heures à 2 heures, l’établissement propose une vaste sélection d’entrées (Œufs mayonnaise, poireaux fondants & œuf mollet, pâté en croûte, escargots…), de 6,5 euros à 16 euros. On se laisse tenter par les œufs meurette (Œufs pochés, lardons, champignons, oignon grelot, vin rouge réduit, croûtons, pain de campagne grillé), et surtout par l’os à moelle rôti, qui a déserté les tables de nombreux restaurants. Autre suggestion, le retour, que nous avons déjà constaté dans plusieurs établissements, de la soupe gratinée à l’oignon (bouillon corsé, croûtons, fromage gratiné, pain de campagne grillé), résolument réconfortante (9 euros). Les ouvertures récentes de bouillons ont notamment contribué à remettre ce classique au centre du jeu.

Saucisse-aligot
Ponctuellement, le chef remet à l’honneur la saucisse au couteau, accompagnée d’aligot. L’aligot, spécialité de l’Aubrac à base de purée de pommes de terre et de tome fraîche, bénéficie d’une forte image d’authenticité régionale. Tout comme la soupe à l’oignon, ce plat incarne la comfort food. Il répond à l’engouement des consommateurs pour une cuisine généreuse et liée aux traditions françaises. Autre plat incontournable, la souris d’agneau. Ce morceau surfe sur l’engouement actuel pour les viandes fondantes et les jus réduits, très valorisés en bistronomie. Les prix des plats varient de 18 à 32 euros.

Crêpe suzette
Pour la crêpe suzette flambée minute au Grand Marnier (9 euros), puisqu’il s’agit aussi de faire le show, le beurre apporte de l’onctuosité, le Grand Marnier beaucoup de peps (il convient d’apprécier, ce qui est fort heureusement notre cas), tandis que les écorces d’orange relèvent l’ensemble. On regrettera, en revanche, l’aspect très classique de l’offre de cocktails.
