À Paris, le bar à cocktails Classique continue d’explorer les cépages à travers ses créations. La carte joue sur les infusions, liqueurs, clarifications ou sirops à base de vin. En ce début d’année 2026, le Negroni, le Manhattan, le Sbagliato ou la Tommy’s Margarita sont notamment revisités.
A Paris, l’élégant bar à cocktails Classique poursuit son travail autour des cépages. Depuis le printemps 2024, l’établissement construit sa carte de cocktails en travaillant des vins nature de diverses manières – en infusions, liqueurs, clarifications, sirops… De janvier à avril 2026, une quatrième version de ce menu est proposée (13 cocktails). “Nous nous adaptons à la saisonnalité, et nous avons des process désormais bien établis”, souligne Alex Baumgarten, bar manager.
Negroni
Grand classique des cocktails, le Negroni fait son retour au menu du bar, dans une version bien entendu largement twistée. Il met en avant le pinot noir. Ses ingrédients : rhum Planteray Original Dark, calvados Christian Drouin selection, Carpano rouge au basilic pourpre, Campari, crème de cassis Merlet, Pinot noir aux feuilles de cassis. Les bartenders font infuser du vin Carpano rouge avec du basilic pourpre. Derrière une robe rouge soutenue, au nez, le drink est porté sur le cassis. En bouche, le rhum et les agrumes s’entremêlent, avant de déceler des notes de fruits rouges et noirs, qui donnent du peps à la recette. Il y a beaucoup de fraîcheur en fin de bouche.
Manhattan

Manhattan
La revisite du Manhattan (whisky, vermouth rouge, amer de manière traditionnelle) met, elle, le grenache à l’honneur. Servi en coupette, le cocktail se compose ici de liqueur de grenache au mélilot, d’un blend de sherry, d’huile d’olives et de miel de châtaignier. Une robe marron-châtaigne introduit la dégustation. Au nez, le sherry s’impose, sans s’écarter de ce que l’on attend d’un Manhattan. En bouche, le drink est mielleux au premier abord, ce qui surprend. Très élégant, le cocktail est adouci par la châtaigne, et est plus vineux en fin de bouche. “Il y a un côté amande, noyau, délicat”, ajoute Alex Baumgarten.
Sbagliato
Vermouth doux, du Campari, prosecco, telle est la recette du Sbagliato, à mi-chemin entre un Negroni et un Americano… Chez Classique, ce cocktail met en avant le pinot meunier avec davantage d’ingrédients : Otto’s Vermouth, Carpano blanc, Campari, thé rose et grenade, pamplemousse, graines de paradis, Scrappy’s Chocolate Bitter, champagne. Une robe pourpre, et un nez étonnamment porté sur le pamplemousse et rafraîchie par le champagne. “Un long drink floral, fruité, légèrement amer”, acidulé au nez, faisant la part belle au raison. En bouche, il est doux et accessible, permettant par exemple aux amateurs de spritz de tester une nouvelle recette.
Tommy’s Margarita

Tommy’s Margarita
La Tommy’s Margarita est, elle, centrée sur le viognier : tequila à la coco, cordial de viognier à la verveine, citron vert brûlé, agave, shiso vert. Les bartenders réalisent un fatwash (infusion d’un alcool avec un corps gras) de tequila et d’huile de coco. Ils font ensuite infuser de l’agave et des feuilles de shiso (une plante aromatique d’origine asiatique). Du citron vert est brûlé et infusé avec de la vodka. Le vin est transformé en cordial (sirop concentré) avec du sucre, avant un ajout de verveine fraîche, dans un bain-marie. Au nez, la tequila est adoucie par la coco, qui donne un côté laiteux. En bouche, le cocktail est pâtissier, très rond, gourmand et fruité.
Les autres pans de l’offre de Classique (vins, food pairing avec des huîtres, cafèterie en journée le week-end) ne changent pas.
1 bis rue Lallier, 75009 Paris
L’abus d’alcool est dangereux pour la santé. A consommer avec modération.
