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Appie, la start-up qui bouscule les codes du cidre

2 min de lecture
Cidres Appie

Depuis 2015, l’équipe d’Appie, basée à Pantin, s’est frayée un bout de chemin sur le marché du cidre à travers une communication décalée et des recettes originales (brut, brut au miel, poiré, extra brut, rosé, rosé gingembre). Le cofondateur de la marque, Hadrien Gerbal, revient sur cette aventure.

Pourquoi avez-vous souhaité aborder le marché du cidre ?

Appie s’est lancé en 2015 avec pour ambition de remettre le cidre au goût du jour, avec des recettes plus légères et moins sucrées, la marque de cidre de l’apéritif. Plus des trois quarts de nos ventes se font en bars et en restaurants. L’objectif est de redynamiser la demande. Il n’y avait pas vraiment d’offre. Historiquement, le marché est tourné vers la grande distribution. Le cidre est un produit, de plus, très écoulé en marques de distributeurs ! Par définition, dans le CHR, il n’y a pas vraiment d’offre hormis une très belle offre premium. Nous avons un positionnement plus craft, plus jeune, avec des goûts plus attractifs…

Quels objectifs vous-êtes vous assignés ?

Notre but est de ramener le consommateur au cidre par tous les moyens, et clairement la partie cocktails permet, par exemple, de le twister de manière plus moderne. On peut mixer le traditionnel et le revisité. C’est un bon moyen de parler du cidre. Le gros souci, c’est que les potentiels consommateurs ne pensent pas au produit. L’objectif principal est de faire penser à boire du cidre. Les gens déclarent apprécier le cidre, voire beaucoup, mais au vu des volumes du cidre depuis de nombreuses années, ceux-ci sont en baisse. Nous venons de lancer le poiré gingembre, qui s’inspire des ginger beers et sort du cadre classique du cidre, et les amener vers nos autres recettes, tout comme le brut au miel.

Comment vous différenciez-vous ?

Nous avons très vite souhaité aller vers le CHR, où seules les crêperies développaient vraiment l’offre. Les gens font plus attention à ce qu’ils mangent et boivent, comme le prouve l’essor de la bière artisanale, le développement des colas ou des limonades locales… Nous avons pu saisir cette ouverture. Au départ, nous ne produisions que du 33 cl, un format adapté à l’apéritif, mais nous produisons aussi en fûts depuis un an. Au Royaume-Uni, tous les bars ont des cidres à la pression ! Par ailleurs,  un cidre français contient au minimum 50% de fruits pressés «naturels» ; nous sommes à 100%, sans adjonction de sucre.

De quelle manière souhaitez-vous poursuivre le développement ?

Notre objectif est de nous développer partout en France, et derrière envisager d’aller se confronter à l’export. La France est un petit marché (80 millions de litres). Le Royaume-Uni est le plus gros marché du cidre, tandis que les Etats-Unis ont très vite grimpé pour en devenir le deuxième marché.

L’abus d’alcool est dangereux pour la santé. A consommer avec modération.

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A propos de l'auteur
Journaliste dans la presse professionnelle, j'édite Business & Marchés à titre personnel depuis 2007.
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