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Usages mobiles : la convergence et la pression sur les tarifs sont de mise

Les Français plébiscitent le quadruple play, tout en contrôlant leurs dépenses.

Si les Français s’équipent de manière croissante en outils mobiles, ils ne délaissent pas pour autant ceux qu’ils ont déjà acquis… et cherchent à faire des économies. Une étude sur les usages mobiles menée par Ipsos pour Deloitte* met en exergue une appétence forte pour les devices, mais des pratiques « classiques » en termes d’utilisation de ces appareils, marquée par l’essor des forfaits illimités et à prix réduits.

Entre 2012 et 2013, le taux d’équipement en ordinateurs portables n’a pas varié (71 % des sondés). En revanche, la part des appareils photos numériques et des smartphones progresse. Ces derniers remplacent progressivement les téléphones portables classiques, dont le taux d’équipement décroît au sein du panel, mais qui restent – de peu – majoritaires.

Lorsqu’ils procèdent au choix de leurs mobiles et tablettes, les sondés privilégient l’apparence et la marque des appareils, le prix n’intervenant qu’en troisième position. Le poids des subventions accordées par les opérateurs contribue à cette hiérarchie : 53 % des propriétaires de mobile l’ont acquis par ce biais, loin devant le paiement intégral (29 %).

La convergence est une réalité

Free, qui s’appuie sur un modèle sim only, pâtit – comme ses concurrents – de cette situation, qui oblige ses potentiels clients à attendre la fin de leur période d’engagement. De plus, son offre de crédit à la consommation, qui devait rendre moins attrayantes les subventions, n’a pas rencontré le succès escompté. L’opérateur bénéficie en revanche de sa base de clients triple play, à qui il propose une quatrième fonctionnalité, ce qui tend, d’après l’enquête, à devenir la norme dans le secteur.

29 % des sondés privilégient la simplicité de la relation clients dans leur choix d’opérateurs, d’où une tendance à opter pour le même fournisseur pour leurs différents abonnements. Le haut-débit à domicile et la téléphonie fixe constituent les deux services les plus utilisés, la télévision payante n’intervenant qu’en quatrième position, derrière les hotspots Wifi. La convergence, sur laquelle Vivendi tablait – sans succès – au début des années 2000, se concrétise enfin.

La 4G jugée trop chère

Brandie par certains opérateurs comme le remède à la bataille tarifaire au sein de laquelle ils sont engagés, la 4G fait ses premiers pas dans un contexte difficile. 57 % des sondés ne se déclarent pas intéressés. 78 % des sondés ne disposent pas d’un téléphone compatible, et 80 % ne sont pas abonnés à une offre leur en permettant l’accès. Le coût constitue le principal frein à l’adoption de la 4G, tandis que 26 % des sondés se satisfont des débits dont ils bénéficient actuellement.

La composante tarifaire est donc toujours primordiale pour les opérateurs. 33 % des sondés disposant d’un forfait post-payé déboursent entre 10 et 20 euros par mois pour leur forfait, hors dépassements. Cela représente une baisse de 20 % du prix du forfait mensuel moyen par rapport à 2012. L’arrivée de Free a rebattu les cartes sur le marché, et entraîné les autres opérateurs vers une redéfinition de leurs grilles tarifaires. Cette recherche de prix bas se prolonge dans l’utilisation de l’Internet mobile, où les sondés optent principalement pour des applications gratuites.

*Etude réalisée par questionnaire en ligne auprès de 2000 personnes en juin 2013.

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