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Pop in Events veut se développer dans l’événementiel sportif

La start-up parisienne Pop in Events, organisatrice des raids urbains Pop in the City, procède à une levée de fonds pour accélérer son développement.

Créée en 2012, Pop in Events (9 personnes, 400.000 euros de chiffre d’affaires en 2014) organise des événements mêlant tourisme, sport et culture, à commencer par ses raids urbains féminins Pop in the City. Elle prévoit de lever 350.000 euros au cours du premier trimestre. Sa cofondatrice, Clémentine Charles, répond aux questions de Business & Marchés.

Pourriez-vous nous présenter Pop in the City?

Clémentine Charles – Pop in the City est un raid urbain féminin, qui se déroule à chaque fois dans une ville urbaine différente, avec 500 à 700 participantes. Elles participent à une trentaine de challenges dans la ville : sportifs, culturels, solidaire… afin de découvrir la ville, avec des relations avec des intervenants locaux. Nous leur remettons un roadbook, avec des énigmes qui mènent à des lieux. Nous essaie de détourner les lieux de leur usage habituel. Il faut créer des choses qui n’ont jamais été faites avant, pour que tout le monde y trouve son compte, associations et participants. Nous avons aussi développé le concept pour les entreprises, ainsi que sous forme de « jetlags » pour découvrir une culture étrangère dans Paris en deux à trois heures.

Quel regard portez-vous sur le développement de Pop in Events depuis sa création?

Les deux premières années nous ont permis de consolider le modèle (à la fois touristique et d’événement sportif), en rodant le produit et en termes économiques et logistiques, puis nous avons développé, en année 3, les « jetlags », des produits d’appel moins chers et qui nous permettent d’obtenir de la visibilité, ainsi que notre offre destinée aux entreprises, de deux heures à deux jours et de 20 à 300 personnes. En année 4, nous souhaitons renforcer notre notoriété et développer commercialement l’offre entreprises. Nous comptons aussi développer une application mobile de suivi des courses.

Comment vous différenciez-vous sur les marchés de l’événementiel et du tourisme?

Notre modèle se rapproche plutôt de l’événement sportif, mais avec un produit assez nouveau. Nous ne sommes pas sur le tourisme de masse, mais nous souhaitons donner accès à des lieux fermés, avec des événements qualifiés et des choses uniquement accessibles sur Pop in the City. Nous réalisons par ailleurs beaucoup de films sur nos événements, mais nous souhaitons développer la communication autour des valeurs transmises.

De quelle manière accompagnez-vous les entreprises dans leur démarche team building?

Les événements sont conçus sur mesure, en fonction du secteur de l’entreprise, de son budget, de ses attentes, du nombre de participants… Pour StudioCanal, nous avons organisé un parcours artistique dans le 13ème arrondissement de Paris ; à Amsterdam, nous avons réalisé un parcours autour des concepts stores pour Etam avec la présence de concepteurs de mode ; et nous avons réalisé un raid urbain à Dubai pour Oliver Wyman, avec des activités impossibles ailleurs. L’audace, l’ouverture d’esprit, la sortie du quotidien… sont au cœur de nos événements. Nous souhaitons nous appuyer au maximum sur le travail effectué sur les Pop in the City (Porto, Pologne, Utrecht, Nantes, Paris, Bruxelles…) : cela facilite les démarches administrations.

Quels sont les objectifs de votre levée de fonds ?

Un plan média nous permettra d’augmenter la notoriété de nos événements et le ticket d’entrée de nos sponsors. Nous souhaitons aussi recruter pour le développement commercial, et nous positionner de plus en plus comme une agence d’événementiel avec un média de voyage à part entière. Nous avons, à ce sujet, refondu notre site internet.

Publié dansEconomieEntreprisesServices