Aller au contenu

Paris Beer Week. A trois ans, tout roule pour BapBap

La brasserie BapBap n’a pas attendu l’ouverture de la Paris Beer Week pour fêter son troisième anniversaire. Installée dans le 11ème arrondissement de Paris, rue Saint-Maur, elle vient de lancer l’Acid Eiffel, une bière gose qui allie acidité et ondes salées, et la Flamberge, avec Brooklyn Brewery et la Brasserie de l’Etre. Dans un contexte d’essor de la bière artisanale, Charles Choffel, chargé de communication et de marketing digital, revient sur l’actualité de l’entreprise.

Comment s’est développée la brasserie depuis son lancement ?

La brasserie a démarré en 2015, après deux ans de projet. La grande évolution a été, en juin, 2017, la livraison des nouveaux fermenteurs et l’arrivée de Fabio (notre nouveau maître-brasseur). Nous pouvons enfin suivre la cadence. La boutique BapBap deviendra d’ici quelques mois une taproom. Nous allons aménager les locaux pour continuer à faire découvrir nos bières, et les brasseurs pourront s’amuser à faire plus de recettes. Nous avons trois références en fûts (l’Originale, la Blanc Bec et la Vertigo). Les volumes distribués se répartissent à égalité entre les bouteilles et les fûts.

Où en êtes-vous aujourd’hui ?

Nous sommes une dizaine de personnes dans l’entreprise. Nous disposons d’une capacité de production de plus de 5000 hectolitres. Cinq références permanentes sont proposées tout au long de l’année (l’Originale, la Blanc Bec, la Vertigo, la Poids Plume et la Toast). Des bières éphémères, viennent agrémenter cette gamme, comme l’Acid Eiffel aujourd’hui. Des bières collaboratives sortiront également courant 2018.

De quelle manière avez-vous observé l’évolution de l’intérêt pour la bière artisanale ?

Le phénomène de la bière artisanale est bien présent à Paris. Plus largement, il y a un bel engouement pour la bière artisanale, qui continue de progresser (depuis dix à quinze ans). Cela représente environ 8% du marché de la bière en France. La bière artisanale revient assez fortement parce qu’elle avait complètement disparu avec les deux guerres mondiales (23 brasseries en 1976 contre plus de 3000 en 1910). On espère que la bière artisanale va continuer à croître comme elle a su le faire dans d’autres pays. Nous sommes encore, en France, dans les prémisses de la bière artisanale. Nous essayons d’ouvrir nos portes le plus possible pour faire découvrir ce produit et notre savoir-faire.

Comment avez-vous fait évoluer votre gamme de bières ?

Nous avons commencé notre gamme permanente par une Pale Ale (notre style préféré), avec l’Originale. Nous avons ensuite voulu travailler le blé avec la Blanc Bec, et son approche plutôt anglo-saxonne (houblonnée à cru, plus amer). On s’est ensuite attaqué à un style emblématique du renouveau craft avec la Vertigo, notre IPA à 6% (médaille d’argent au concours France Bière Challenge 2018). Les malts torréfiés ont ensuite fait leur apparition avec la Toast, une bière brune de style Porter, très légère mais avec beaucoup de corps. Enfin, nous avons revisité le style des bières de table avec la Poids Plume. Une bière blonde légère (3%) mais avec une bonne pointe de houblons (aussi médaille d’argent au France Bière Challenge 2018 et un Fourquet d’Argent à Saint-Nicolas de Port) ! En parallèle, notre gamme s’élargit chaque année de bières éphémères. De nombreuses bières collaboratives sortiront également des cuves tout au long de l’année.

La Flamberge, une saison décalée

Edward (Brasserie de l'Etre) et Edouard (BapBap)

Lorsque Garrett Oliver, chef brasseur de Brooklyn Brewery, lance une idée de bière avec les équipes de la Brasserie de l’Etre (19ème arrondissement de Paris) et de BapBap, le résultat est explosif. La Flamberge, brassée dans les locaux de la Brasserie de l’Etre, est une saison disponible en bouteilles de 75 cl, en édition limitée. « L’idée était de proposer la bière la plus sèche possible sur une saison à 8,5%… un peu une hérésie, en somme ! Garrett Oliver proposait uniquement du pils, nous l’avons adouci. 15 hl ont été fabriqués. Nous avons aussi 800 litres actuellement en barriques de Bordeaux moelleux », explique le brasseur de la Brasserie de l’Etre, Edward Jalat-Dehen. Les deux brasseries parisiennes proposent la Flamberge à la vente, tandis que les équipes de Brooklyn Brewery en feront profiter leurs partenaires.

L’abus d’alcool est dangereux pour la santé. A consommer avec modération.

Publié dansEconomieEntreprisesIndustrie